Après avoir pompeusement affirmé qu’il allait s’emparer du Groenland de gré ou de force et menacé de nouvelles taxes les pays européens qui y montraient leur opposition, il vient de déclarer abandonner une intervention par la force et ses intentions de nouveaux « tariffs » douaniers. Pourquoi ?
D’abord la crainte de voir les pays européens réagir vigoureusement lors d’une réunion urgente qu’ils viennent d’organiser. Ensuite l’influence du vote du Parlement de Strasbourg qui vient de geler la ratification du traité commercial conclu avec l’Europe en juillet dernier. Cet homme au QI de 180 auto-attribué (sic !) qui réfléchit peu, s’est enfin rendu compte soudain qu’il était en train de bafouer ce traité excellent pour son pays et qu’il fallait mieux rétropédaler.
Et puis il y a cette petite musique qui se répand maintenant dans beaucoup de pays, propagée par des sportifs amateurs de foot qui ne se voient pas leur équipe jouer dans un pays qui veut en annexer un autre, le Groenland, et commencent à parler de boycott des États Unis avec un transfert éventuel de matchs au Mexique et au Canada co-organisateurs de cet évènement. Ce boycott aurait des conséquences politiques et financières très graves pour les États Unis !
Pour justifier sa reculade, Trump évoque avoir fait un deal avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, son serviteur zélé, qui n’a aucun pouvoir de signer un accord au nom de l’OTAN et encore moins pour le compte du Groenland et du Danemark ! C’est dérisoire ! L’homme qui montre si fièrement sa signature sur des documents dans le bureau ovale, n’a d’ailleurs signé aucun accord international pour les deals ou les paix qu’il prétend avoir conclus.
L’inconvénient de cette reculade de Trump est qu’elle va encore amener les pays européens à tergiverser, trop contents de ne pas avoir de décision commune à prendre !
Ils vont continuer de prétendre avoir besoin de Trump pour la guerre en Ukraine, sans avoir compris que celui-ci a choisi depuis longtemps son camp, celui de la Russie.
Ils vont aussi expliquer que l’Europe a besoin des États Unis pour protéger les pays Baltes ou la Pologne menacés par la Russie ! Mais pensent-ils que Trump interviendrait si Poutine déclarait comme lui un jour qu’il « a besoin d’annexer ces pays pour assurer la sécurité de son territoire » ?
La reculade de Trump n’est peut-être que conjoncturelle et momentanée. Espérons seulement qu’elle fasse réfléchir les pays européens qui pourraient réagir avec plus de force et de conviction pour défendre leur intérêt et la paix dans le monde ! Une réaction de leur part aiderait aussi nos amis américains, tout aussi inefficaces que nous, pour se débarrasser de ce Président malfaisant !