lundi 13 avril 2026

Deux gifles pour les États Unis

 

 Est-ce par machiavélisme, on peut en douter car pour cela il faut être intelligent, Donald Trump a envoyé son Vice-Président Vance recevoir deux gifles coup sur coup. La première est venue des Iraniens qui ont refusé à Islamabad de négocier quoi que ce soit avec lui pour réouvrir le détroit d'Hormous ! La seconde est donnée par le peuple Hongrois qui vient de virer avec fracas son Premier Ministre Victor Orban et dont la défaite a été aggravée par le soutien de Vance venu le supporter à Budapest avec même une intervention téléphonique de Trump !

 

Les bonnes nouvelles sont de nos jours très rares et celles-ci réjouissent beaucoup d’entre nous ! On peut se demander si Trump n’est pas en train de discréditer son Vice-Président au profit de son secrétaire d’Etat, Marc Rubio en mettant celui-ci en dehors des négociations difficiles qui sont normalement de sa responsabilité, en vue d’échéances électorales futures !

 

La gifle iranienne est inquiétante car elle va fatalement conduire notre matamore inculte de la Maison Blanche à de nouveaux excès. Il vient d’annoncer qu’il va maintenant bloquer le détroit d’Houmous, alors qu’il venait de déclarer que celui-ci allait s’ouvrir tout naturellement ! Bloquer le détroit pour le débloquer, il n’y a pas de doute : c’est lui qui débloque ! Et bien malin qui peut deviner ce qu'il nous réserve ensuite !


La gifle hongroise est par contre très bien venue et va débarrasser la communauté européenne d’une brebis galeuse ! C’est un paradoxe de constater les exigences très fermes fixées à un pays qui veut rejoindre l’Europe et de voir cette Europe impuissante lorsque le pays une fois admis, peut se doter d’un gouvernement qui remet complètement en cause les critères d’adoption comme ce fut le cas de la Hongrie en matière de démocratie, d’indépendance de la Justice ou de la corruption notamment !

 

Il est tout aussi surprenant de voir accepter qu’un membre de la communauté européenne, qui profite largement de ses aides financières, puisse critiquer constamment, voir paralyser celle-ci en s’appuyant sur la Russie et les États Unis qui de leur côté ne cachent pas qu’ils souhaitent ouvertement la destruction de notre communauté !

 

Tout cela nous conforte dans l’idée qu’il faut rapidement réformer notre communauté par une plus grande intégration !

jeudi 2 avril 2026

Bombardements Américains en Iran

 

 

 

 Cette liste des bombardements Américains de 30 pays depuis la dernière guerre mondiale, a, parait-il,  été publiée récemment par l’Ambassade de Chine à Moscou, ce n’est bien sûr pas par hasard !

 

 Japon : 6 et 9 août 1945

 Corée et Chine : 1950-1953  

 Guatemala : 1954, 1960, 1967-1969

 Indonésie : 1958

 Cuba : 1959-1961

 Congo : 1964

 Laos : 1964-1973

 Vietnam : 1961-1973

 Cambodge : 1969-1970

 Grenade : 1983

 Liban : 1983, 1984 

 Syrie : 1884

 Libye : 1986, 2011, 2015

 Salvador : 1980

 Nicaragua : 1980

 Iran : 1987 2026

 Panama : 1989

 Irak : 1991 (guerre du Golfe), 1991-2003.-2015, 2025

 Koweït : 1991

 Somalie : 1993, 2007-2008, 2011, 2025

 Bosnie : 1994, 1995

 Soudan : 1998

 Ethiopie: 2025

 Afghanistan : 1998, 2001-2015

 Yougoslavie : 1999

 Yémen : 2002, 2009, 2011, 2024, 2025

 Pakistan : 2007-2015

 Syrie : 2014-2015, 2025

 Venezuela: 2025

 Nigeria : 2025

 

L’ineffable Trump ne fait malheureusement que confirmer, avec éclat, quel pays est le fauteur de troubles sur la planète, soit disant pour jouer les gendarmes du monde, mais pas seulement ! 

mardi 3 mars 2026

Macron et la dissuasion nucléaire


Dans un beau discours martial, mis en scène à l'ile Longue, avec pour décor un sous marin nucléaire lanceur d'engins, notre Président vient de présenter ce qu'il a lui-même décidé ( le "je" revient souvent dans ce discours) pour l'avenir de notre dissuasion nucléaire, devant un parterres de généraux, amiraux et journalistes, qui l'ont applaudi, sans que l'on connaisse vraiment leur réaction.

Ce discours nous amène à penser que Macron ne comprends pas ce qu'est la dissuasion nucléaire !

En effet cette arme de dissuasion, arme de non emploi, n'est efficace que selon deux éléments essentiels que certains de ses prédécesseurs avaient parfaitement compris. Il s'agit premièrement de montrer sa force, les armes dont on dispose, pour impressionner l'ennemi éventuel mais aussi et surtout de convaincre celui-ci de notre totale détermination à l'utiliser si nécessaire.

En bravant l'opinion internationale, Jacques Chirac décida de reprendre les essais nucléaires en Polynésie qui avaient été suspendus par François Mitterrand.  C'était une manière spectaculaire de confirmer notre volonté de développer notre arsenal et notre détermination à l'utiliser. 

Ces deux principes ne ressortent pas du discours de Macron. 

D'abord montrer sa force. Les décisions annoncées sur l'augmentation et la modernisation de notre arsenal nucléaire, sont certainement positives, même si on peut poser la question de savoir ou est la limite dans le potentiel de destruction de la planète ! Mais cette annonce sera ruinée par la déclaration du Président qui ne veut plus que l'on communique sur ce sujet !! On croit rêver à propos de cette confidentialité !

Macron nous explique que notre armement va être mis à la disposition des pays Européens pour assurer également leur protection, avec bien sûr des précautions oratoires sur le fait que la décision de son utilisation restera totalement celle du Président Français! Si notre ennemi potentiel est la Russie, comment celui-ci pourrait-il croire que les citoyens français pourraient laisser leur Président utiliser cet armement pour protéger une Pologne agressée, avec la conscience que des représailles seraient immédiates sur leur pays ? Cette proposition ne sera certainement pas de nature à amener certains pays à renoncer à la protection nucléaire américaine !

L'heure est actuellement à la construction d'une défense européenne, mais celle-ci n'a aucun sens dans la communauté actuelle et ne peut se comprendre que dans une fédéralisation des pays Européens avec un gouvernement central prenant en compte les intérêts de l'ensemble des nations. C'est très difficile à réaliser, mais nous n'avons pas le choix si nous voulons continuer à vivre dans un monde conforme aux valeurs que nous voulons défendre! 


samedi 7 février 2026

Les décisions meurtrières de Donald Trump


 

Comme dans le cas d’Al Capone qui fut condamné pour fraude fiscale malgré tous les crimes qu’il avait commis, il peut paraitre paradoxal de voir les médias aujourd’hui s’acharner sur Le Président des États Unis en voulant l’impliquer dans l’affaire de mœurs Epstein, qui est bien sûr très scandaleuse, alors que ses décisions ont provoqué vraisemblablement des dizaines ou même des centaines de milliers de morts ! Ce propos semble exagéré car ces morts ne sont pas toujours faciles à comptabiliser. Examinons cette responsabilité.

 

Tout d’abord l’une de ses premières décisions fut la suppression de l’aide humanitaire des États Unis aux pays sous-développés. Il est très difficile d’évaluer le nombre d’hommes et de femmes qui vivaient avec cette aide et ont disparu. Des chiffres colossaux sont avancés par certains !

 

Trump n’est pas responsable de la guerre en Ukraine, mais combien d’hommes et de femmes sont morts dans ce pays depuis sa prise de fonction, conséquence de l’arrêt de l’assistance que son pays fournissait à Kiev, et de son soutien actif à Moscou ! 

 

La guerre au Moyen Orient a débuté avant son arrivée, mais son support inconditionnel aux Israéliens, sous forme de fourniture d’armes et de financements, a grandement contribué l’an dernier au massacre de milliers de Palestiniens.

 

Combien de morts ont fait les bombardements successifs par les États Unis de l’Iran, du Yémen, de la Somalie, du Nigeria et du Venezuela ? Auquels il faut d’ailleurs ajouter les marins des bateaux, soi-disant de narcotrafiquants, qui furent détruits, sur ordre, dans le golfe du Mexique par la marine américaine !

 

La bande cagoulée ICE a commis deux meurtres très médiatisés à Minneapolis, et de plus justifiés par le pouvoir, mais combien d’autres victimes cette bande organisée officielle a-t-elle à son compte, et dont on ne parle pas, dans sa chasse aux immigrants ? Et que sont devenues toutes les personnes déportées dans les pays voisins, combien n'ont pas survécu aux mauvais traitements dans ces camps de déportation ?

 

On peut même se demander si Trump ne provoque pas actuellement d’autres victimes dans son propre pays, par la suppression de certaines aides médicales, qui enlève aux plus démunis les moyens de se soigner !

 

Et que dire de ces pauvres jeunes Iraniens, que Trump a récemment poussé à poursuivre les manifestations contre leur pouvoir, leur promettant une aide imminente qui n’est bien sûr pas venue, et qui ont été tués dans les rues de Téhéran ?

 

Ce bilan est bien difficile à faire et est sans doute aussi bien loin d’être terminé ! Mais c’est déjà très lourd, pour l’homme qui revendique avec véhémence de se voir attribuer le Prix Nobel de la Paix !

vendredi 23 janvier 2026

Nouvelle reculade de Trump

 

 Ce que les Européens devraient retenir du Forum de Davos, n’est pas cette reculade dont Trump (monsieur TACO) a l’habitude, mais les raisons modestes qui l’ont provoquée qui montrent qu’il est très facile de tenir tête à ce gros balourd de Président américain !

 

Après avoir pompeusement affirmé qu’il allait s’emparer du Groenland de gré ou de force et menacé de nouvelles taxes les pays européens qui y montraient leur opposition, il vient de déclarer abandonner une intervention par la force et ses intentions de nouveaux « tariffs » douaniers. Pourquoi ?

 

D’abord la crainte de voir les pays européens réagir vigoureusement lors d’une réunion urgente qu’ils viennent d’organiser. Ensuite l’influence du vote du Parlement de Strasbourg qui vient de geler la ratification du traité commercial conclu avec l’Europe en juillet dernier. Cet homme au QI de 180 auto-attribué (sic !) qui réfléchit peu, s’est enfin rendu compte soudain qu’il était en train de bafouer ce traité excellent pour son pays et qu’il fallait mieux rétropédaler.

 

Et puis il y a cette petite musique qui se répand maintenant dans beaucoup de pays, propagée par des sportifs amateurs de foot qui ne se voient pas leur équipe jouer dans un pays qui veut en annexer un autre, le Groenland, et commencent à parler de boycott des États Unis avec un transfert éventuel de matchs au Mexique et au Canada co-organisateurs de cet évènement. Ce boycott aurait des conséquences politiques et financières très graves pour les États Unis !

 

Pour justifier sa reculade, Trump évoque avoir fait un deal avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, son serviteur zélé, qui n’a aucun pouvoir de signer un accord au nom de l’OTAN et encore moins pour le compte du Groenland et du Danemark ! C’est dérisoire ! L’homme qui montre si fièrement sa signature sur des documents dans le bureau ovale, n’a d’ailleurs signé aucun accord international pour les deals ou les paix qu’il prétend avoir conclus.

 

L’inconvénient de cette reculade de Trump est qu’elle va encore amener les pays européens à tergiverser, trop contents de ne pas avoir de décision commune à prendre !

Ils vont continuer de prétendre avoir besoin de Trump pour la guerre en Ukraine, sans avoir compris que celui-ci a choisi depuis longtemps son camp, celui de la Russie.

 

Ils vont aussi expliquer que l’Europe a besoin des États Unis pour protéger les pays Baltes ou la Pologne menacés par la Russie ! Mais pensent-ils que Trump interviendrait si Poutine déclarait comme lui un jour qu’il « a besoin d’annexer ces pays pour assurer la sécurité de son territoire » ?

 

La reculade de Trump n’est peut-être que conjoncturelle et momentanée. Espérons seulement qu’elle fasse réfléchir les pays européens qui pourraient réagir avec plus de force et de conviction pour défendre leur intérêt et la paix dans le monde ! Une réaction de leur part aiderait aussi nos amis américains, tout aussi inefficaces que nous, pour se débarrasser de ce Président malfaisant !

mercredi 7 janvier 2026

Les Présidents américains et le mensonge

 

Il fut un temps aux États Unis où le mensonge était considéré comme inadmissible et condamné par la nation. Richard Nixon en a fait les frais, obligé de démissionner pour avoir simplement refusé de dire la vérité sur l’activité de son parti qui avait espionné ses adversaires démocrates dans l’affaire du Watergate !

 

Tout change au début des années 2000 avec Georges W Bush qui invente la possession d’armes de destruction massives par l’Irak pour attaquer ce pays, qu’il accuse en plus fallacieusement d’être à l’origine des attentats terroristes du II septembre de New York. Les motivations de cette agression inutile qui a fait des centaines de milliers de morts, dont 5000 GI, sont toujours inexpliquées, mais son auteur vit depuis des jours tranquilles dans sa villa du Texas.

 

Cet énorme mensonge, autrefois « crime » condamné, fait maintenant école et semble être accepté par la nation pourvu qu’on lui affirme qu’il est un moyen utile pour défendre les intérêts du peuple américain. Il permet de justifier ainsi toutes les actions de ce pays visant à s’approprier les acquis, les richesses ou même les territoires d’autres pays.

 

Joe Biden l’a peu pratiqué, mais a quand même prétendu défendre les intérêts supérieurs de son pays dans le Pacifique, pour subtiliser aux Français un grand marché de vente de sous -marins nucléaires à l’Australie !

 

Avec Donald Trump, le mensonge devient monnaie courante. Il ne peut ouvrir la bouche sans affabuler et mentir contre toute évidence, ce qu’il assume parfaitement. Il pense établir la vérité en affirmant des contrevérités quotidiennes, agrémentées par des insultes contre ses adversaires ou chefs d’État étrangers. Un sondage très en baisse lui donne 36% d’opinions favorables, qu’à cela ne tienne, il s’en moque complètement et proclame que 64% de ses compatriotes soutiennent son action !!

 

Ses affirmations mensongères ne proviennent pas uniquement d’une inculture surprenante pour un Chef d’Etat, (malgré un QI autoproclamé de 180 !) mais procèdent de sa volonté d’imposer ses vues et une vérité destinée à servir et justifier ses actions et prétentions délirantes qui violent le droit en général et international en particulier ! Et c’est la ou il devient très dangereux avec une société américaine béate, sans réaction pour le moment et dont il a su efficacement neutraliser jusqu'ici tous les contrepouvoirs.

 

Il veut s’approprier les richesses du Venezuela et en écarter la Chine, donc il organise une campagne de communication contre Maduro, Président de ce pays qu’il fait kidnapper, en l’accusant d’être un narcotrafiquant ! Il s’intéresse aux ressources minières de Groenland, les terres rares en particulier, donc il déclare péremptoirement qu’il veut annexer ce pays pour défendre la sécurité de son pays dans la zone Arctique !

 

Combien de temps le peuple américain va-t-il accepter de se laisser berner par son Président ? Jusqu’ou celui-ci va-t-il conduire son pays ? Il n’y a que deux pays dans le monde qui résistent à Trump. La Russie de Poutine, qui le tient probablement d’une manière ou d’une autre « par la barbichette » pour des affaires passées, et la Chine de Xi qui attend son heure. Ces deux pays étant sans doute trop heureux de voir ainsi leur adversaire s’enfoncer de plus dans les violations du droit international et leur amener la sympathie des autres pays de la planète en se présentant comme des modèles de vertu, ce qui est un comble !

 

Quant aux pays européens, qui sont les seuls aujourd’hui à pouvoir défendre encore les vraies valeurs et le droit international, ils s'abstiennent de toute critique. Ils préfèrent individuellement défendre leurs intérêts, leur sécurité et leur tranquillité, et se refusent à vouloir jouer ensemble  le rôle de grande puissance économique et politique mondiale qu’ils pourraient être en s'attirant le support de très nombreux pays de par le monde !

 

Avec Trump, tout peut arriver et l' avenir n’a jamais été aussi incertain !


lundi 5 janvier 2026

Main basse sur le pétrole vénézuélien


 Personne ne regrette Maduro victime d’un enlèvement spectaculaire effectué par l’armée Américaine. Président tyrannique et corrompu, il a ruiné son pays malgré toutes les richesses de celui-ci. Mais l’intervention des États-Unis, celle d’un État voyou qui viole le droit international, est totalement inacceptable, elle est d’ailleurs condamnée par la plupart des pays, hormis de « petites » nations actuellement inféodées inconditionnellement à ce pays.

 

Donald Trump donne une raison fallacieuse pour cette action en accusant Maduro de narcotrafic. On se souvient d'ailleurs qu'il a gracié il y a peu l'ancien Président du Honduras condamné aux États Unis et emprisonné pour trafic de drogue. Les vraies raisons sont ailleurs : le pétrole qu’il veut s’approprier, la Chine qu’il veut écarter du Venezuela et l’affaire Epstein qu’il veut faire oublier à ses compatriotes car elle lui colle personnellement l’image d’un passé de pédophile. 


Cette opération armée, réussie, mais qui a fait plus d'une trentaine de victimes localement ( des gardes du corps cubains, merci monsieur Rubio promoteur de cette agression! ), a été préparée de longue date dans tous ses aspects militaires mais aussi politiques. Il fallait en effet d’abord bien établir qu’il s’agissait de lutter contre le narcotrafic pour défendre le peuple américain. On peut légitimement se demander si la destruction de bateaux dans les Caraïbes depuis quelques semaines par l'armée américaine, qui ont tué une bonne centaine de personnes, ne faisait pas partie de cette stratégie pour préparer l’opinion publique en accréditant cette motivation !



 

Les réserves de pétrole du Venezuela sont les plus importantes recensées dans le monde. Il s’agit d’hydrocarbures lourds, difficiles à extraire et à raffiner, mais néanmoins recherchés pour diverses applications. Mais la production locale ne représente que 1% de la production mondiale. Trump explique cela par la vétusté des installations pétrolières, en oubliant que l’entreprise principale exploitante est la compagnie américaine Chevron !!

 

Tout comme Poutine qui revendique les pays d’Europe de l’Est comme sa zone d’influence, les Américains depuis Monroe ont toujours considéré l’ensemble du continent sud-américain comme leur chasse gardée. L’intervention de la Chine au Venezuela, et son implantation progressive sur le plan politique et commercial dans les autres États du Sud, est considérée par Trump comme inacceptable, c’est aussi l’un des enjeux de son intervention. 

 

L’enlèvement spectaculaire de Maduro écrase tous les autres évènements dans les médias pour quelques jours, mais on peut faire confiance à ceux-ci pour reprendre rapidement les investigations sur l’affaire Epstein, véritable scotch du capitaine Haddock, au grand dam de Trump qui va devoir, il en est capable, provoquer d’autres scandales tout aussi rapidement pour occuper le devant de la scène en multipliant ses tweets ou « affabuleuses » interventions !

 

Que va-t-il se passer maintenant ? La volonté de Trump de diriger le Venezuela va-t-elle provoquer une guerre ? L’armée locale semble bien décidée à se défendre et peut très bien ne pas se laisser impressionner par une opération de commando car elle sait bien sûr que depuis la guerre en Irak, le peuple américain ne souhaite plus envoyer ses « boys » risquer leur vie dans des interventions à l’étranger. Comment peut-on prétendre diriger un pays pour le piller, sans l’occuper militairement ?

 

Quant à Maduro, son procès va commencer. Il va être intéressant à suivre. Entre les meilleurs avocats que l’intéressé peut se payer, et qui ne manqueront pas de solides arguments, et une justice américaine manipulée par les sbires de Trump, le résultat n’est pas très prévisible ! A moins bien sûr que la procédure ne soit interrompue par un « suicide » !