lundi 20 octobre 2014

Eric Zemmour



Son livre « le Suicide Français » cartonne dans toutes les librairies, au point d’avoir fait disparaître les débats sur l’ouvrage douteux de Valérie Trierweiler.  Il en a déjà fait la promotion sur tous les plateaux de chaines de télévision qui se l’arrachent ! Pourquoi un tel succès ?

D’abord Eric Zemmour est un personnage très médiatique, un intellectuel reconnu et un polémiste redouté qui ne laisse personne indifférent quelles que soient les idées qu’il exprime. C’est aussi un personnage multiculturel et souvent paradoxal. Sa modestie naturelle et le fait qu’il aime bien rigoler le rendent sympathique auprès de beaucoup de gens.

Son livre est-il intéressant, les idées qu’il exprime sont-elles brillantes et sensées ? Elles ont été tellement développées par lui-même et commentées par les journalistes, que sans avoir lu ce livre on peut s’en faire une très bonne idée. Le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont très controversées.

Il a l’art de provoquer ses lecteurs ou auditeurs en énonçant parfois des énormités que lui seul peut se permettre, comme sur ses propos modérés sur le régime de Vichy en particulier.

Mais ce qui fait avant tout le succès de son livre, c’est qu’il est iconoclaste de la pensée unique qui sévit dans notre pays. Il suffit de voir l’acharnement des critiques de  la quasi unanimité des journalistes qui vont toutes dans le même sens, inhibés par leurs tabous et leur adhésion au  "politiquement correct".

C’est la raison du succès de ce livre car les Français préfèrent la diversité, à l’ordre moral qu’on veut leur imposer. C’est un livre qui apporte un peu d’air frais dans les idées habituellement véhiculées et prétendument modernes, même pour ceux qui ne les partagent pas, car il amène sans doute les gens à douter et à réfléchir.

Si le livre de Zemmour a du succès,  c’est donc davantage parce que les gens ont besoin d’entendre d’autres discours, que par les idées qui y sont développées. Les censeurs en tous genres feraient bien de le méditer! S’ils ne le font pas, alors ils justifient pleinement ce livre qui les scandalise !


jeudi 16 octobre 2014

Le Bluff de Ségolène



Elle vient de déclarer que les péages d’autoroutes devraient être gratuits pendant les week-ends déclenchant un tollé de protestations! Les usagers pensent bien sûr que c’est une excellente idée ! Les hommes politiques, ses amis ou ses adversaires, parlent eux tout de suite de propos irresponsables, incohérents ou mieux, démagogiques.

C’est sous estimer notre Ségolène qui n’est pas une personne écervelée racontant n’importe quoi pour se rendre intéressante. C’est au contraire quelqu’un qui réfléchit, sans doute plus que ses collègues, et dont il faut étudier, voire décoder, les propos pour les comprendre et pouvoir les commenter intelligemment.

Il y a quelques jours, elle s’était déjà fait remarquer en éliminant définitivement l’écotaxe ayant pourtant fait l’unanimité lors d’un vote au Parlement lors du quinquennat précédent. Cette décision a bien sûr ulcéré les écologistes qui y ont vu une trahison.

Pour tenter de les calmer, elle avait alors prétendu que pour compenser le manque à gagner de cette taxe défunte, elle envisageait de mettre à contribution les sociétés qui gèrent les autoroutes et qui font des profits considérables sur le dos des usagers (sic)!

Elle sait pertinemment bien que l’Etat est engagé contractuellement avec celles-ci et ne peut en aucun cas modifier les termes de cet engagement avant Juin 2016.  D’autre part rendre le péage gratuit le week-end diminuerait fatalement leurs profits, ce qui serait en totale contradiction avec la solution qu’elle préconisait !

Alors ?  Bon sang mais c’est bien sûr disait autrefois l’Inspecteur Bourrel! En brandissant la menace de cette gratuité Ségolène veut simplement impressionner et amener ces sociétés autour de la table de négociation afin que celles-ci fassent un geste pour compenser l'écotaxe, même si cette menace de gratuité ne pourrait prendre effet qu’en 2016 !


Ségolène, avant de faire une telle déclaration, tu devrais quand même prévenir ton petit camarade Manuel, et ton ex, François, qui te cassent la baraque avec leurs dénégations. Tout le monde n’a pas ton quotient intellectuel pour comprendre ces subtilités !


vendredi 3 octobre 2014

Le Droit de Grève


 Ce droit est accordé par le Préambule de notre Constitution à tous les salariés. Ses modalités sont renvoyées sur la Loi. Ce droit n’est contesté par personne même s'il faut accepter que dans certains cas des grèves soient parfois très exagérées, en particulier quand il s’agit de professions qui possèdent un levier important pour faire valoir des revendications parfois contestables !

Pour être légal, un mouvement de grève doit respecter trois conditions :

1-    Etre collectif. Une personne seule ne peut faire grève.
2-    Entrainer un arrêt total de travail.
3-    Etre justifié par des revendications professionnelles : salaires ou conditions de travail.

Ces trois conditions sont en général réunies. Certaines grèves par contre ne peuvent se référer à ce droit, comme les grèves étudiantes par exemple dont la motivation est en général politique. D'ailleurs ces grèves sont particulières car elles ne nuisent qu’aux grévistes eux-mêmes ( les profs eux sont payés et profitent des vacances !) et elles n’entrainent pour eux aucun manque à gagner !

Malgré divers habillages syndicaux, les grèves portent toujours sur des revendications ou des menaces salariales auxquelles est parfois associée l’amélioration des conditions de travail.

Il arrive très souvent que certaines grèves gênent notablement la population comme  celles qui ont lieu dans les transports ou dans la fonction publique. Elles font enrager les usagers qui savent que les grévistes ne prennent aucun risque, car ils ont la sécurité d’emploi et parviennent même ensuite dans certains cas à se faire payer d'une manière ou d'une autre les jours de grève!

Pour tenter de contenir leur impopularité croissante, les Syndicalistes ont pris l’habitude d’avancer d’autres motifs pour leur grève, et de prétendre effrontément défendre par exemple la sécurité, l’emploi, l’avenir de leur Société ou encore le Service public, prenant ainsi sans vergogne les gens pour des imbéciles !

Mais ces motifs déclarés ne rendent-ils pas leur grève illégale, puisqu’ils ne sont pas conformes aux conditions prévues par la loi ?




lundi 29 septembre 2014

Il faut réformer le Sénat




La moitié des Sénateurs vient d’être renouvelée et a introduit un changement de majorité, inévitable conséquence des dernières élections municipales.  De nouveau le débat reprend sur la nécessité de l’existence du Sénat.

Ce débat, cette contestation, procède en général de deux constatations : d’abord le Sénat n’a aucun pouvoir sur le plan législatif puisque quels que soient ses positions, c’est toujours en final l’Assemblée Nationale qui décide. Donc il ne sert à rien ! Ensuite les Français estiment que le nombre de Sénateurs est pléthorique et coûteux.

Le bicamérisme en France a pour avantage de ne pas permettre de légiférer dans l’urgence et de recueillir tous les avis sur les lois qui doivent être votées et vont engager l'avenir de notre pays. On imagine ce que serait un système dans lequel le gouvernement pourrait faire passer, à la va vite, et à l’insu des Français, des lois de circonstance pour satisfaire des intérêts conjoncturels immédiats et des objectifs pas forcément légitimes et dans l’intérêt de notre pays.

Le Sénat a l’avantage de freiner le processus législatif tout en apportant la sagesse et l’expérience de ses membres. Même si parfois nous trouvons cela très long pour des lois dont la nécessité est évidente, nous devons admettre que en général, l’intervention du Sénat permet une réflexion et un débat public souhaitable sur tous les projets de loi. Le Sénat est donc de ce point de vue incontournable.

Par contre on peut regretter son absence de pouvoir à l'image de certains pays comme les Etats Unis ou le Président ne peut gouverner contre lui. Il serait en effet souhaitable que notre Sénat dispose de davantage de compétences. Pourquoi ne pas lui conférer une possibilité de blocage de décisions dans certains domaines ? Par exemple sur les sujets de Société où l’urgence n’est pas de mise. Egalement les sujets relevant de la constitution, permettraient au gouvernement de moins subir les habituels et désagréables retoquages du Conseil Constitutionnel, sans toutefois changer les prérogatives de celui-ci.

Mais le principal reproche fait au Sénat porte sur ses effectifs pléthoriques et sur ses dépenses : 348 sénateurs comparés à 100 aux Etats Unis qui représentent une population cinq fois plus importante que la nôtre, ont un pouvoir beaucoup plus important et une moyenne d’âge nettement moins élevée !

La réduction drastique du nombre de sénateurs est donc le véritable débat. Elle aurait une valeur symbolique certaine, et elle se justifierait d’autant plus que la suppression votée du cumul des mandats devrait leur donner plus de temps pour le travail législatif, si toutefois cette mesure est confirmée par la prochaine majorité !

C'est une tache très difficile mais maintenant obligatoire, et on peut se demander quels sont ceux, à gauche ou à droite, qui vont avoir les tripes pour le faire ?





dimanche 28 septembre 2014

Les atouts considérables de la France



Notre pays est dans une situation économique très grave, née de la situation politique et économique mondiale, mais aussi de l’incurie de nos gouvernements successifs depuis trente ans. Le pessimisme règne maintenant en maitre chez nous alors que la France a des atouts incontestables qui devraient lui permettre de sortir de la crise actuelle.

D’abord, tout le monde reconnaît aux Français leur traditionnelle créativité, leur ingéniosité et leur esprit inventif pour créer des richesses, qualités souvent démontrées dans le passé. L’esprit d’entreprise en fait également partie, en témoigne le fait que les anglo-saxons aient adopté dans leur langue notre mot  « entrepreneur » qui a, il est vrai, un peu perdu de son sens chez nous.

Un deuxième atout réside dans le travail. Le Français travaille insuffisamment par rapport à ses voisins ou concurrents : les 35 heures, les congés à rallonge, les jours fériés, les retraites précoces, les congés parentaux, les taux d'absentéisme élevés…en sont autant de preuves ! Et notre prétendue grande productivité semble sortie du cerveau d'un statisticien farfelu. Le jour où nous nous mettrons à travailler autant que les autres, notre situation économique se redressera rapidement !

Ensuite, l’organisation et le marché du travail du travail dans notre pays avec leurs lois, leurs règlementations, leurs conventions, leur code surdimensionné, sont autant de freins au développement de notre économie qui entravent la concurrence et la liberté d’entreprendre, et dont il serait très facile de se libérer pour peu que l’on en ait le courage et la volonté. 

Des économies colossales pourraient par ailleurs être trouvées dans le fonctionnement de notre administration "mammouthéenne", qui ne tient pas la comparaison avec les autres pays. Nous dépensons beaucoup plus qu'eux pour nos services publics, pour un résultat songent décevant! Il y a un là un gisement fantastique de productivité si l'on veut se donner la peine de repenser complètement notre organisation administrative. 

Et puis notre épargne traditionnelle, record du monde, est un trésor de guerre qui peut un jour venir au secours de notre économie. Les Français sont très peu endettés et l’on imagine le fantastique boost qui serait créé  dans notre développement économique, si tout d'un coup, ils s’endettaient autant par exemple que nos amis Américains. Il faudrait pour cela établir la confiance dans l'avenir!

Enfin, la France jouit d’un autre record du monde avec son système social et de santé, dont nous sommes tous fiers au point de l’ériger en modèle, malgré ses très nombreux abus et le fait que nous n’ayons plus les moyens de le payer. Revenir, à un système plus rationnel, mieux équilibré, avec moins de gabegie et un peu moins de générosité, redonnerait un élan fantastique à nos entreprises en diminuant notablement leurs charges.

Tous ces atouts potentiels sont réels et porteurs d’espérance, et la France doit maintenant utiliser ses ressources pour sortir de la crise. Il nous appartient de trouver et  mettre à la tête de notre pays les hommes politiques courageux et compétents qui sauront les exploiter à notre profit!


mardi 23 septembre 2014

Frappes en Irak



La prétendue république islamique du Moyen Orient met en danger la paix et la sécurité dans le monde, et la coalition qui s’est formée pour lutter contre ces terroristes et qui englobe beaucoup de pays est une action qu’il faut saluer.

Mais les frappes Françaises en Irak décidées par Francois Hollande, si elles satisfont l’égo de va-t-en guerre de notre Président, sont par contre malvenues pour plusieurs raisons, et il eut été préférable de laisser faire ces frappes par les Américains. Mais la Grenouille Française veut toujours égaler le Bœuf Yankie !

D’abord, nos amis d’outre Atlantique ont beaucoup plus de moyens que nous ( renseignements, puissance de feu, ressources financières..) et notre participation ne restera que symbolique. Mais ce symbole risque de nous coûter très cher en représailles car ces frappes auront pour conséquence d'augmenter la menace  terroriste contre notre pays et ses ressortissants!

Ensuite, les Américains se sont, eux, donné les moyens de lutter contre les attentats terroristes car ils savent maintenant contrôler leurs frontières beaucoup mieux que la France qui ne dispose que de la passoire Schengen, avec heureusement des services de renseignement et de police dotés d’une certaine efficacité.

Ces frappes ont de plus un coût réel que nous ne pouvons plus supporter dans la situation économique actuelle de notre pays et après toutes les actions militaires récentes sur d’autres terrains comme la Lybie, le Mali ou la Centrafrique, sans oublier la Syrie dont nous soutenons les rebelles et où nous avons failli intervenir ! Elles vont par conséquent fatalement se traduire par de nouveaux sacrifices qui seront demandés aux Français.

Enfin la naissance de cette république islamique a été en grande partie provoquée par nos amis Américains qui ont introduit le désordre en Irak, il y a dix ans, par leur intervention militaire, que nous avions combattue,  pour chasser Saddam Hussein, et leur incapacité à mettre en place un gouvernement qui représente toutes les communautés du pays.

La France est par ailleurs déjà intervenue, et souvent seule, pour lutter contre le terrorisme dans d'autres pays et l'Irak n'est pas dans sa zone d'influence. Elle a déjà ainsi contribué beaucoup plus que d'autres dans cette lutte! Pour toutes ces raisons, il était donc légitime de laisser les Etats Unis  intervenir seuls dans le cas présent!


Notre gouvernement aurait dû certes supporter politiquement cette fois l’action du Président Américain en Irak, mais en restant derrière lui comme le font d’ailleurs les autres pays de la coalition !

mardi 16 septembre 2014

Le débat surréaliste des Socialistes



Le débat actuel entre les députés Socialistes dissidents et leur gouvernement est absolument surréaliste. Les premiers reprochent en effet au pouvoir de mener une politique d’austérité qui selon eux va droit à l’échec !

Mais de quelle politique d’austérité parlent-ils ? La France n’a mené jusqu’ici aucune action d’envergure pour sortir de la crise. François Hollande a bien annoncé quelques mesures timides mais qui sont encore loin d’être appliquées, hormis évidemment les augmentations d’impôts plus faciles a décider et plus rapides à mettre en place.

Mais aucune réduction significative du train de vie de l’état n’est entrée en vigueur. Aucune baisse des coûts de nos dépenses publique n’a été faite ! On a même recruté de nouveaux fonctionnaires! Il y a eu beaucoup de débats certes, mais on ne peut prétendre que les Français souffrent de l’austérité dans leur pays.

La meilleure preuve est que celui-ci  continue de s’endetter comme auparavant pour financer ses dépenses de fonctionnement! Où est donc l’austérité que combat une grande partie de la gauche. Veulent-ils que notre pays continue de s’endetter jusqu’à sa ruine définitive ?

Manuel Vals a dit que si la situation de la France ne s’améliorait pas dans les 6 mois à venir, le pays serait en grand danger. Il a parfaitement raison et on espère qu’il va enfin prendre les initiatives pour redresser son économie !

Il faut bien être conscient que la passivité actuelle des marchés financiers qui nous prêtent de l’argent à des taux voisins de zéro n’est que conjoncturelle et que la tendance peut s’inverser très rapidement. Que se passera-t-il quand les taux d’intérêt remonteront brutalement ? Ce qui risque de se produire bientôt !


La gauche pourra toujours descendre manifester dans la rue en criant « Mort au capitalisme qui nous étrangle! » mais cela ne fera pas avancer beaucoup notre problème ! Elle se bat actuellement contre une politique d'austérité qui malheureusement n'existe pas!