jeudi 3 avril 2025

Trump et ses tariffs


 

Il l’avait annoncée, c'est fait ! Trump vient de lancer sa guerre commerciale contre le monde entier en annonçant les tariffs, ou taxes douanières, que son pays va maintenant appliquer pour réduire ses importations et encourager le développement de productions locales. Le pays champion de toujours du libéralisme vient de sombrer spectaculairement dans un protectionnisme de bas étage.

 

Ironie du sort, ce pays qui a imposé au monde la mondialisation et son libre échange, avoue aujourd’hui être victime de cette politique qui l’a amenée à une balance commerciale déficitaire avec la plupart des pays importants. Politique qui a de plus conduit à l’émergence de la Chine qu’il désigne maintenant comme son principal ennemi !!

 

On pourrait penser que le Président américain, au lieu d’accuser les pays étrangers d’avoir indument profité de son pays, devrait au contraire fustiger ses entreprises qui n’ont pas été capables de tirer suffisamment profit de la mondialisation. Ce serait une erreur car celles-ci en ont au contraire largement profité sous diverses formes, avec la révolution numérique en particulier.  

 

Les économistes sérieux condamnent ce retour au protectionnisme qui va menacer l’économie mondiale et celle des États Unis en particulier avec probablement une récession, une inflation significative et une chute notable des valeurs boursières, car il est évident que les pays touchés par ces tariffs vont riposter et augmenter aussi leurs taxes douanières.

 

On ne sait si quelqu’un a expliqué à Donald Trump que les premières victimes de sa politique vont être les consommateurs américains, pour qui il prétend œuvrer, puisque ce sont eux qui vont subir les augmentations et donc payer les taxes, mais ces mesures de type « perdant-perdant » risquent de lui couter cher aux prochaines élections de mid-term l’an prochain !

 

On peut aussi se demander si l’Europe, dont les exportations outre atlantique seront taxées au taux de 20%, va réagir intelligemment ou se lancer dans une escalade du type de celle qu’avait annoncée la Présidente allemande de la commission européenne il y a quelques jours ! Celle-ci s’était en effet prononcée pour une riposte « ciblée » (sic) avec une augmentation de 50% des taxes sur le bourbon américain pour contrer celle évoquée par Trump de 25% en général. Celui-ci furieux avait alors annoncé, en représailles une taxe de 200% sur les Champagnes et vins qui frappait principalement la France !! Bravo Ursula, c’est la France qui trinquerait !!

 

Dans cette guerre commerciale, notre pays n’est pas en première ligne car son commerce avec l’Amérique est beaucoup plus limité que celui de l’Allemagne avec ses Mercedes, l’Italie ou l’Irlande. Nos viticulteurs sont les plus exposés et il faut espérer que notre gouvernement aura la sagesse d’utiliser le produit venant des surtaxes pour les indemniser !

 

Mais en remettant ainsi en cause gravement les équilibres économiques mondiaux, les États-Unis devraient s’attendre à une hostilité des grandes nations qui pourraient dans l’avenir se livrer à d’autres représailles comme par exemple la remise en cause de la suprématie du dollar dans les échanges commerciaux, ce qui porterait un coup très dur à l’économie américaine, sa monnaie ne servant plus de référence !! 

Exécution provisoire et exclusion définitive !

 

 Les juges ont encore frappé ! Leur volonté de confirmer leur pouvoir sur la société n’a jamais été aussi éclatante ! La décision, clairement motivée et exprimée lors de l’audience par la juge, d’empêcher Marine Le Pen de devenir Présidente de la République, est un véritable aveu que le jugement qui vient d’être rendu est un jugement politique !

 

Les juges appliquent la loi, prétendent ceux qui se satisfont de cette décision. C’est évident, on voit mal comment il pourrait en être en autrement ! Mais les lois sont telles que leur application leur laisse une très grande marge de manœuvre où interviennent leurs convictions, leurs sentiments ou leurs parti pris. On aimerait d’ailleurs connaitre les convictions politiques et appartenances syndicales des juges qui viennent de décider ce verdict.

 

La Justice est un pilier de la démocratie et on voudrait croire en sa totale impartialité. En France nous avons gagné la bataille de son indépendance, mais pas encore celle de son impartialité. De nombreux exemples de décisions de justice ont en effet choqué les Français, de même que les manquements fréquents dans la lutte contre les délinquances, les lenteurs et les inactions, les procédures judiciaires complexes et parfois incompréhensibles, les prises de position politiques des juges, leurs acharnements et la calamiteuse affaire du « mur des cons », ont troublé profondément nos compatriotes et leur ont rendu cette institution suspecte. 

 

Les juges aujourd’hui ne font rien pour améliorer une image qu’ils ont eux-mêmes collectivement dégradée, mais continuent au contraire dans la même voie sans rechercher aucun apaisement que les lois dans leur inévitable imprécision peuvent leur permettre.

 

Les lois sont la plupart du temps imparfaites car elles ne peuvent pas couvrir précisément tous les cas de figure et ne sont pas toujours suffisamment réfléchies par les parlementaires. Sans soutenir ni défendre Marine Le Pen dont la culpabilité sur les faits reprochés semble établie en matière de détournement de l’argent public par une utilisation malhonnête des assistants parlementaires européens, il est parfaitement légitime de trouver abusive l’utilisation de l’exécution provisoire. 

 

Ce concept rend définitivement applicable une sentence de première instance sans que les prévenus n’aient la possibilité de faire appel. Cette anomalie démocratique avait été introduite dans la loi, pour éviter une récidive éventuelle des intéressés après le jugement de première instance, en particulier dans les cas de délinquances. Or on peut considérer que le procès de Marine Le Pen, n’entre aucunement dans cette perspective et ce principe n’aurait jamais dû être appliqué. Les parlementaires ont donc aussi leur responsabilité quand ils ne précisent pas suffisamment leurs lois !

 

Tout concourt à penser que ce jugement traduit une volonté d’exclure Marine Le Pen de l’élection Présidentielle de 2017 dont elle est largement aujourd’hui la favorite, ce qui est inadmissible dans une démocratie. Il faut noter aussi que les juges ont suivi les réquisitions du procureur, représentant du pouvoir exécutif ! 

Comment la France va-t-elle pouvoir maintenant critiquer les Poutine ou les Erdogan qui emprisonnent leurs principaux rivaux aux élections présidentielles ?  

 

 La réprobation est grande, en France et dans le monde, contre cette décision du tribunal. La réputation de notre justice en pâtira pour longtemps. Ce n’est apparemment pas le problème de nos juges qui font preuve d’une belle indifférence et qui continueront probablement à vouloir étendre leur pouvoir.

 

Cette mauvaise action des promoteurs de l’exclusion de Marine Le Pen, risque de plus de tourner court. En effet le Rassemblement national est le seul parti politique organisé, il a su en effet préparer un successeur potentiel à son leader et possède une solution de rechange pour triompher à la prochaine élection. Ceci doit faire rêver les autres partis politiques qui se complaisent plutôt en mode guerre des chefs

 

vendredi 21 mars 2025

Le déclin de l’Occident


 Après la deuxième guerre mondiale, les pays occidentaux ont exercé une véritable domination dans le monde, conséquence, d’abord de leur victoire qui révéla leur supériorité militaire, mais aussi de leur prospérité économique, et surtout des valeurs qu’ils voulaient défendre et des principes démocratiques qu’ils prétendaient imposer à toute la planète.

 

Cette domination était volontiers reconnue et acceptée par la plupart des autres pays qui attendaient ainsi en retour bénéficier d’aides sous diverses formes, politiques, économiques ou militaires.

 

Et puis nous ne nous sommes pas vraiment rendu compte que cette influence, cette considération pour l’Occident s’étaient progressivement effritées dans le temps, au fur et à mesure que ces pays avaient réalisé que nos actions, nos interventions militaires ici et là, n’étaient pas toujours en conformité avec les valeurs que nous prétendions défendre, mais davantage motivées par la défense d’intérêts, parfois discutables.

 

L’invasion scandaleuse de l’Ukraine par la Russie nous a brusquement révélé cette évolution dans le monde, du fait de l’action habile de Vladimir Poutine, que nous voulions faire passer pour un paria condamné par tous, et qui a réussi à fédérer, contre nous, un certain nombre de pays dont certains faisaient partie autrefois de nos alliés ou partenaires souvent inconditionnels, et qui forment un groupe qualifié aujourd’hui de Sud Global.

 

Nos interventions malheureuses au moyen Orient, la guerre catastrophique et honteuse en Irak, le soutien systématique à l’état d‘Israël, malgré les exactions commises par celui-ci, l'indépendance du Kosovo l’expansionnisme de notre UE ou de notre OTAN en Europe de l’Est, ont considérablement et durablement terni notre image auprès de tous ces pays.

 

Et que dire de l’action du nouveau Président des États Unis, Donald Trump, qui est en train de malmener la démocratie dans son pays en prenant des décisions qui laissent craindre une dérive fasciste, ne reculant pas devant la défense d’intérêts personnels, le traitement brutal des hommes et des femmes (fonctionnaires ou immigrants) la trahison des alliances, la suppression des aides financières américaines aux pays en difficulté, la volonté d’annexer des territoires contre leur gré (Canada, Groenland, Panama, Gaza)… ? Quel exemple pour le pays qui se voulait le leader du monde occidental et le champion de la morale et de la démocratie !

 

Il est difficile de prévoir comment va évoluer notre monde actuel, qui ne peut plus compter sur le leadership des Occidentaux qui assurait jusqu’ici, même imparfaitement, une certaine stabilité, un certain ordre moral, maintenant disparus, de par la stupidité et le manque de clairvoyance de nombre de ses dirigeants ! 

Une défense européenne ?

 

Tous les hommes politiques, journalistes, commentateurs se polarisent en ce moment sur cette idée sans vraiment qu’une vraie réflexion stratégique ne soit à la base de leurs nombreux débats médiatiques. Si l’on estime que les menaces du monde d’aujourd’hui justifient cette idée, encore faut-il les définir sur le long terme, établir les moyens dont on veut se doter, conventionnels, nucléaires ou numériques, faire le choix de leur provenance, et réfléchir sur l’organisation opérationnelle à mettre en place ! Et ceci bien sur avant de fixer des objectifs budgétaires.

 

On peut regretter aussi que les débats de nos experts soient trop souvent superficiels, ils reposent essentiellement sur des chiffres, et sans vraie prise en compte de leur contenu. On nous parle de pourcentage du PNB qu’il serait souhaitable d’augmenter, sans avoir pensé que la stratégie retenue peut faire varier les coûts dans de grandes proportions. Une défense par dissuasion nucléaire, qui fut le choix de la France, n’a pas le même budget par exemple qu’une défense par des moyens conventionnels.

 

Et puis comment définir les moyens de défense dont nous avons besoin ? On parle d’acquérir davantage d’avions ou de chars, mais ces moyens s’avèrent de plus en plus vulnérables et peuvent être facilement anéantis par de simples missiles ou drones, dont les prix sont plusieurs centaines de fois moins élevés !! La grande question est de savoir quels seront les types de conflits futurs et quels sont les meilleurs armements dont nous devons nous doter aujourd’hui pour y faire face ?

 

La communauté européenne actuelle est d’autre part un conglomérat de pays indépendants dont les intérêts sont parfois divergents et qui sont soumis à des menaces qui peuvent être très différentes. Sans une évolution vers une fédération d’états, avec un gouvernement fédéral capable de décider en son nom, on voit mal comment une défense commune puisse être créée, organisée avec le choix de moyens achetés et exploités en commun, et mise en œuvre en cas de conflit.

 

Ceci vaut pour la défense nucléaire en particulier. Les discussions de principe voulant mettre le parapluie nucléaire français à la disposition de la communauté européenne n’ont à notre avis aucun sens ni aucune crédibilité ! Dans l’organisation actuelle de notre communauté, comment peut-on croire que la France utiliserait ses bombes contre la Russie si celle-ci faisait une incursion en territoire balte ou polonais ? Comment ces derniers pourraient-ils eux-mêmes être certains qu’elle le ferait sans hésiter pour les protéger, connaissant l’énorme arsenal russe dans ce domaine ?

 

La dramatisation actuelle de la menace de guerre faite par Macron est exagérée et sans doute motivée plus par la volonté de celui-ci de reprendre à l’international la main qu’il a perdu dans la gestion des affaires intérieures de notre pays. En effet, sans négliger la situation actuelle avec une Russie belliqueuse et une Amérique qui se dérobe, la France a les moyens de sa défense avec la meilleure armée d’Europe et une force de dissuasion qu’elle est la seule à posséder dans la communauté européenne. Nous sommes finalement dans la situation qu’avait prévue le Général de Gaulle qui voulait doter notre pays d’une défense basée sur la dissuasion nucléaire et indépendante des Américains.

 

Cette dramatisation n’est donc acceptable que si elle est une façon d’afficher notre solidarité avec nos partenaires européens ou notre volonté de rechercher un certain leadership. Mais notre pays n’est pas menacé d’une invasion par la Russie qui est actuellement très loin d’en avoir les moyens, embourbée qu’elle est dans le conflit avec son voisin ukrainien et dont elle ne parviendra à se sortir probablement, qu’avec l’aide des Américains!!

 

Mais si l’Europe veut vraiment assurer seule sa défense, elle doit d’abord se transformer en une structure fédérale avec un pouvoir central, seul capable d’organiser le choix de la stratégie militaire et de décider de se doter des moyens ainsi que leur mise en œuvre ! Cette structure lui conférerait d’autre part un statut de grande puissance qu’elle ne possède pas aujourd’hui. Pour s’en convaincre, il suffit de constater le mépris avec lequel notre communauté est traitée actuellement par les États Unis et la Russie dans leur tentative de trouver une solution au conflit en Ukraine, conflit qui pourtant nous concerne très directement.

 

mardi 11 mars 2025

Le clash de la Maison Blanche

 

Cela devait arriver ! Depuis un mois tous les hommes politiques parlaient de la paix en Ukraine comme si elle allait se faire facilement et n’hésitaient pas à mettre la charrue devant les bœufs en imaginant les dispositifs à mettre en place pour maintenir ensuite la sécurité. Personne ne souhaitait parler des futures modalités de cette paix ! Il fallait bien un jour entrer dans le dur !

 

Trump de son côté, s’était imaginé naïvement qu’il n’aurait pas de problèmes pour négocier et faire la paix. Il avait d’ailleurs il y a plusieurs semaines, déclaré qu’il règlerait le problème en vingt-quatre heures. C’était méconnaitre la réalité du conflit et surestimer son pouvoir de persuasion.

 

Fier et sur de lui, il organise cette conversation dans son bureau ovale, avec une forte participation médiatique destinée à montrer au monde entier pour sa gloire personnelle, comment il réglait les problèmes.

 

Tout le monde se demandait comment il s’y prendrait, mais il avait un plan d’une naïveté confondante que nous venons de comprendre. Celui-ci consistait simplement à demander à Zélinski de négocier avec la Russie !! On croit rêver !! Il est tombé de haut en voyant le Président de l’Ukraine lui résister et a commencé ses menaces « make a deal or we are out ! » (négociez avec Poutine ou nous vous laissons tomber !)

 

Profondément véxé par l’attitude courageuse de Zélinski, Trump a vu d’un seul coup sa méthode s’effondrer et réalisé son premier gros échec dans la période d’euphorie délirante qu’il traverse actuellement, ce qui l’a sans doute profondément énervé ! Après des échanges houleux et quelques insultes moralisantes, Il met fin à l’entretien et annule la conférence de presse qui devait suivre. 

 

A Moscou, Poutine se frotte les mains devant une situation qui évolue pour lui très favorablement sans qu’il ait à bouger le petit doigt ! Les pays européens dans une réaction quasi unanime, confirment leur soutien à l’Ukraine ! Que va-t-il se passer maintenant ? L’Europe va-t-elle devoir s’impliquer plus directement dans cette guerre ? Comment Trump va-t-il expliquer la nouvelle politique pro-Poutine de son pays à des compatriotes qui jusqu’ici avaient été conditionnés en mode anti Russes par tous ses prédécesseurs ?

 

Une chose est certaine : la paix en Ukraine n’est sans doute pas pour demain !

A Droite toutes !

 

Dans les années 60, une vague de manifestations balaie la planète dans sa partie occidentale et ses pays démocratiques. Ce sont par exemple les émeutes du Mexique, les troubles de l’université de Berkeley en Californie, ou les évènements de mai 68 en France. Les manifestants expriment un mal-être créé par l’émergence de la société de consommation et la recherche de plus de libertés pour les citoyens.

 En France, les manifestants prétendent clairement lutter contre « l’ordre moral » que la Droite, selon eux, avait imposé à la société et qui les étouffe. Tout fait l’objet de contestation sous une pluie de slogans (« Il est interdit d’interdire ! »). L’autorité quelle qu’elle soit est partout remise en cause pour une évolution générale vers plus de permissivité. 

 

Avec la disparition ou l’affaiblissement de l’autorité dans tous les domaines, la disparition de beaucoup de références culturelles, beaucoup de valeurs traditionnelles, qui servaient de fondement à la cohésion des sociétés, tombent progressivement dans l’oubli comme le respect des personnes, l’esprit civique, de discipline ou de responsabilité, qui vont manquer cruellement dans le fonctionnement de la vie en société, contemporaine en particulier, polluée par nombre d’incivilités et d’actes de délinquance. Ces valeurs laissent la place à tout un tas de déviances comme le wokisme ou autre théorie du genre !

 

Ce grand bouleversement culturel a donc créé un nouvel « ordre moral de Gauche » encore plus contraignant avec des restrictions significatives sur certaines libertés et des contraintes en tous genres qui limitent jusqu’aux propos que les gens peuvent tenir, avec l'aide d'une police de la parole qui veille et condamne les moindres écarts. Nos humoristes d’autrefois ne pourraient plus faire rire avec certaines de leurs blagues innocentes qui seraient interdites ou condamnées aujourd’hui.

 

Faut-il s’étonner de la réaction générale actuelle de notre monde occidental qui fait actuellement l’objet d’un grand virage à droite dans beaucoup de pays où les gens veulent remettre au pouvoir les partis de droite par souci de se débarrasser de la délinquance et de l’insécurité en général, par volonté de rétablir une certaine autorité dans leur pays avec le retour de l’ordre ?

 

Ce grand changement déjà effectif ou potentiel suivant les pays ( Italie, Etats Unis, France, Allemagne, Hongrie…) et que redoutent beaucoup, va sans doute conduire à terme nos sociétés vers de nouveaux excès qui deviendront un jour à nouveau insupportables, suivant le contexte et la nouvelle problématique de l’époque. 

 

Jusqu’au jour où le grand pendule, qui manipule, à leur insu, les opinions et le comportement des générations d’individus, reviendra dans l’autre sens avec une nouvelle vague qui entrainera une évolution « à Gauche toutes » !

Le grand virage stratégique américain


 

A la fin de la deuxième guerre mondiale, les Etats Unis décident que la Russie et son URSS sont l’ennemi du monde occidental. Ils proposent à leurs alliés de créer une alliance l’OTAN pour les protéger de cet ennemi qui va les menacer dans l’avenir. Pour les Américains, cette alliance  est un moyen efficace de "vassalisation" de leurs alliés européens , à qui ils apportent leur protection et leur parapluie nucléaire. Elle favorisera aussi considérablement leur propre développement économique et leur suprématie sur le monde occidental..

 

Ainsi donc, tandis que les Européens rêvent d’établir des relations légitimes avec leurs voisins : Russie et pays d’Europe de l’Est, à l’image de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural », promue par le Général de Gaulle, les Américains vont s’employer a empêcher tout rapprochement, et vont au contraire entretenir un climat de guerre froide avec l’URSS. Les Européens ne réagissent pas et acceptent de subir cette tutelle américaine, qui après tout les dispense de grandes dépenses militaires pour assurer leur sécurité.

 

Pendant des années, les échanges commerciaux entre Europe de l’Est et de l’Ouest sont donc très limités. Les deux blocs se développent indépendamment alors qu’une coopération aurait permis aux occidentaux d’aider la Russie par exemple à exploiter les énormes richesses de son pays, qu’une idéologie communiste surannée la paralysait pour le faire.

 

Vient la chute de l’URSS en 1990 et l’énorme opportunité de faire un rapprochement avec la Russie pour assurer la paix sur notre continent. La première réaction des États Unis, dans le but de maintenir sa suprématie. est de poursuivre la diabolisation de la Russie et d’installer des armements dans les pays limitrophes, 

 

Les pays européens, soucieux de tendre la main à leur grand voisin tentent difficilement d’établir des relations avec lui, la France sur le plan diplomatique, l’Allemagne sur le plan commercial, mais sans parvenir à éviter l’isolement politique de celui-ci qui va ruminer son plan pour rétablir la grandeur et l’influence de son pays !

 

La Russie s’implique alors dans plusieurs conflits avec ses anciens partenaires de l’URSS pour tenter d’en reprendre le contrôle tandis que les occidentaux essaient de leur côté de les attirer dans leur communauté européenne ou dans l’OTAN. Cette rivalité, conflictuelle aboutit en final à l’invasion de l’Ukraine en 2022. Les Occidentaux soutiennent bien sûr immédiatement ce pays européen, se limitant à la fourniture de moyens de défense mais sans intervenir directement pour éviter une fatale guerre mondiale !

 

Et puis en 2024, à la surprise générale, les Américains se dotent d’un nouveau Président pro Russe qui renverse les alliances en décidant de laisser tomber l’Ukraine, en se rapprochant de Moscou qui est aussi maintenant en conflit profond avec les pays européens depuis son invasion de l'Ukraine ! Ce Président, Donald Trump, fait immédiatement comprendre à ses alliés européens qu’ils devront dorénavant assurer seuls leur défense face à la Russie.

 

On imagine le dépit des Européens, anciens alliés des États-Unis, qui avaient vocation à établir des relations normales avec la Russie depuis tant d’années. et qui sont contraints aujourd’hui de se préparer à une guerre éventuelle avec ce pays à cause d’un changement de stratégie des Américains qui avaient constamment empêché ces relations ! 


L'intérêt de l'Europe était depuis toujours de coopérer avec le voisin russe entre peuples de même culture, même si les dirigeants de ce pays et leur idéologie rendaient les choses difficiles. Si ce rapprochement avait était rendu possible, la guerre en Ukraine aurait certainement pu être évitée ! 


Avant de donner des leçons aux Européens, le Président Trump devrait comprendre la responsabilité de son pays dans la crise actuelle ! Il n'en est certes pas capable !