vendredi 22 décembre 2023

Noël 1995


 Assis confortablement dans son fauteuil devant la télé, Bernard se réjouit des informations dont il prend connaissance et qui sont de nature optimiste dans cette revue de fin d’année 1991 !

 


Après la disparition de l’URSS et l’indépendance des divers pays d’Europe de l’Est, les États-Unis, cette année, ont fortement encouragé les Européens à se rapprocher de la Russie, et des accords commerciaux importants ont été conclus qui vont favoriser une normalisation des relations politiques avec ce grand pays et ainsi probablement éviter de futurs conflits.


Nous avions tendu la main à ce grand pays, toujours très difficile, pour faire la paix, comme nous l'avions fait avec l'Allemagne  après la deuxième guerre mondiale, pour éviter des  guerres à répétition !

 

Une vraie période de détente s’est instaurée entre l’Est et l’Ouest laissant augurer une nouvelle ère pour la paix dans le monde. De fréquentes réunions sont organisées maintenant pour envisager tous les axes de coopération avec les anciens membres de l’URSS. Des accords ont été négociés visant à arrêter la course aux armements et bannir le développement et la détention d’armements nucléaires. 

 

Ce ne fut pas facile pour Washington et Moscou de renoncer à leur doctrine hégémonique et de faite confiance à leur ancien ennemi dont ils pouvaient douter de la sincérité et de la fiabilité, mais la recherche de la paix avait prévalu sur toute autre considération. La volonté des hommes politiques de part et d’autre, également motivés pour préparer une paix durable dans le monde, les avait conduits depuis deux ans à entreprendre des négociations difficiles, qui doivent être ratifiées prochainement. Les accords étaient d’ailleurs basés sur une progressivité permettant de tester les intentions et les comportements des deux camps.

 

Cette situation nouvelle va maintenant permettre à tous les gouvernements de se focaliser sur le problème de l’évolution du dérèglement climatique, sur lequel les scientifiques du monde entier attirent de plus en plus l’attention des hommes politiques, et qui nécessite des concertations entre tous les pays !

 

Le conflit du Moyen Orient est lui-même en voie de règlement. Malgré la difficulté de mettre d’accord Israéliens et Palestiniens qui revendiquaient le même territoire, les pays occidentaux, les Américains principalement, sont parvenus à imposer un partage équitable, du territoire ! La création de deux états mitoyens, ayant tous deux Jérusalem pour capitale est maintenant en bonne voie, malgré les réticences ici et là ! 

 

Cet apaisement régional a aussi vu l’assouplissement des régimes autocratiques, en Syrie et en Irak notamment, qui sous l’énorme pression politique, économique et commerciale des pays occidentaux, ont accepté d’accorder plus de libertés à leurs citoyens, les femmes en particulier, et de renoncer à leurs habituels conflits locaux !

 

En Afrique, les pays européens ont beaucoup investi depuis plusieurs années pour développer des activités économiques au profit des populations locales qui peuvent dorénavant espérer chez elles réduire la pauvreté et accéder à un niveau de vie acceptable dans l’avenir. Des pressions exercées dans ce cadre ont aussi d’autre part amené les états à instaurer des régimes politiques se rapprochant davantage de nos valeurs, en accordant plus de liberté et de sécurité à leurs populations. Les observateurs pensent que cette évolution sera dans l’avenir de nature à réduire notablement les velléités  d'émigration de ces peuples à la démographie galopante ! 

 

 

Mais le son de la télé monte brutalement dans le salon et réveille Bernard qui était en plein sommeil, en train de rêver dans son fauteuil ! Son épouse vient d’arriver. Notre ami, sorti brutalement de son univers onirique, est soudain ébahi d’entendre le speaker du petit écran énumérer les nombres considérables de femmes et d’enfants qui ont été massacrés en 2023 par les bombardements russes et israéliens et les exactions du Hamas !

mercredi 20 décembre 2023

Combats d’arrière-garde législatifs sur l’immigration


 En cette fin d’année, les parlementaires et le gouvernement viennent une fois de plus de se discréditer aux yeux des Français par l’adoption d’une loi sur l’immigration que paradoxalement tous ceux-ci attendaient ! Les délibérations incessantes, les marchandages, les prises de position partisanes au mépris de l’intérêt du peuple, les manœuvres de blocage, les visées électorales, les angélismes, les revirements, ont donné une bien piètre image de notre classe politique.

 

Tous sont perdants ! Le gouvernement d’abord qui a fait preuve d’un amateurisme présentant un texte en sachant qu’il serait rejeté, ce qui fut le cas. La gauche qui a, avec succès, bloqué la discussion de ce texte, avec la complicité de toutes les oppositions, hérite d’une loi maintenant beaucoup plus à droite qu’initialement prévue ! La majorité qui se retrouve maintenant divisée par des votes contradictoires. La Droite (LR) qui pense avoir gagné en imposant sa vision, va se retrouver laminée entre la majorité et le Rassemblement National dont elle peine à se démarquer. Ce dernier parti qui prétend avoir gagné en votant cette loi par pure tactique électorale, s’est fourvoyé en approuvant des mesures qu’il combat depuis toujours comme par exemple la régularisation de sans-papiers.

 

Que d’effervescence, que de temps passé, que d’énergie dépensée pour voter une loi qui, cela saute aux yeux, ne règlera aucun problème pour deux raisons principales.

 

L’immigration est un problème qui vient grandement perturber notre société depuis des décennies, elle s’est encore accentuée récemment. Les commentateurs disent que cette loi est la trentième sur le sujet depuis quarante ans. Comment peut-on imaginer qu’elle sera plus efficace que les autres pour freiner l’immigration ? S’il suffisait de fixer des quotas annuels d’immigrés pour contrôler cette situation, on s’en serait aperçu depuis longtemps !

 

Il s’agit une fois de plus d’un combat d’arrière-garde. Certes l’immigration est un grand problème, personne ne peut le nier, mais elle a toujours existé et est pratiquée par des peuples désireux de fuir la pauvreté et l’insécurité de leur pays. Et nous avons été incapables d’y faire face en intégrant dans notre société des immigrés qui de plus n’ont pas notre culture et qui volontairement ou non se regroupent en communautés que nous voyons comme des intrus.

 

Après la deuxième guerre mondiale, et la période de décolonisation qui a suivi, nous avons abandonné beaucoup de peuples à eux-mêmes sachant bien qu’ils ne s’en tireraient pas seuls pour acquérir une vie sereine et décente. Malgré toutes leurs ressources et leurs richesses, les pays occidentaux, très développés, n’ont rien fait pour les aider à se développer et donner à leurs pays des conditions de vie permettant de fixer les populations. lls en paient le prix aujourd’hui.

 

Mais le phénomène migratoire ne fera que s’amplifier, alimenté comme toujours par la misère, les guerres, les élites incompétentes et corrompues et la démographie galopante ! Il va aussi s’accroitre considérablement pour tous les pays du Sud victimes prochaines du réchauffement climatique qui va pousser les hommes à migrer vers les pays du Nord !

 

Ne serait-il pas raisonnable aujourd’hui pour les pays occidentaux de réfléchir et de se préparer à accueillir tous les futurs migrants, à défaut de vouloir ou de pouvoir les aider à vivre décemment dans leur pays ? Après tout, nos pays pourraient accueillir et nourrir beaucoup plus d’habitants si nous décidions pour ce faire de nous organiser. Une chose est certaine, si nous ne nous préparons pas, nous subirons gravement cette immigration qui ne pourra jamais être combattue par des combats d’arrière-garde législatifs, ou des barrières et des murs, et qui pourrait un jour donner lieu à de sérieux conflits ethniques ou même à des guerres civiles ! 

 

Mais cette vision à long terme échappe naturellement à nos hommes politiques adeptes du courtermisme, et dont les cervelles ne voient jamais plus loin que la prochaine élection.

 

 

vendredi 8 décembre 2023

Biden candidat ?

 Nous avions suggéré en début d’année que Biden ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle américaine, malgré ses déclarations. Il vient maintenant de semer le doute, étonnant tout le monde, en déclarant qu’il ne serait peut-être pas candidat si Trump n’était pas son adversaire !!

 Cette petite phrase laisse perplexe les observateurs, car elle est sans doute révélatrice et en même temps soulève plusieurs questions. En effet au moment où son pays est confronté en première ligne à plusieurs conflits actuels ( guerre en Ukraine et en Palestine), ou potentiels ( conflit potentiel avec la Chine et maintenant velléités du Venezuela qui veut envahir le Guyana voisin) sans compter les divisions politiques au sein de l’opinion publique américaine et de son parti, ce vieil homme ne se sent-il pas dépassé par les évènements, est-il fatigué de devoir jouer le gendarme du monde ?

 

Son intention est-elle de préparer ses compatriotes à un futur probable retrait de sa candidature ? Est-ce une invitation pour les potentiels candidats démocrates à se préparer pour une éventuelle campagne électorale ? Ou bien au contraire, est-ce une manœuvre pour galvaniser ses partisans ou pour faire remonter sa côte dans les sondages ? 

 

On peut en effet aussi penser qu’avec cette déclaration il veut convaincre ses électeurs, qui se posent maintenant ouvertement des questions sur ses capacités pour accomplir à son âge un second mandat, qu’il est le seul capable de battre Donald Trump qui caracole en ce moment en tête dans ces sondages !  Il avait dit dans sa campagne il y a quatre ans qu’il ne briguerait pas un second mandat, il justifierait ainsi cette contradiction et s’il change encore une fois d’avis, la mise à l’écart éventuelle de Trump par la justice américaine, lui permettrait de se retirer sans complexe !

 

Mais soyons modeste dans nos analyses, car il est certes aussi très possible que cette petite phrase lui ait échappé de manière spontanée, comme le sont beaucoup de ses commentaires qui stupéfient parfois son entourage !

lundi 27 novembre 2023

Le désarroi de la France devant la délinquance

 Les incivilités, les actes de délinquance, les violences, les attentats, sont maintenant très fréquents an France, et il ne se passe maintenant plus une semaine sans qu’une nouvelle affaire, un nouveau scandale ne mobilisent tous les médias de notre pays. Que fait notre gouvernement depuis des années ? Des discours, des condamnations verbales, mais aucune action vraiment d’envergure !

 Les Français, désemparés par toute cette violence et l’inaction de leurs hommes politiques, font des marches blanches, des manifestations de protestation, mais même parfois des interventions violentes et répréhensibles sur la voie publique.

 

L’apathie générale de nos responsables politiques, peut-être paralysés par notre carcan législatif, juridique et procédurier, menace l’avenir de notre pays. S’ils ne se décident pas à agir par les moyens exécutifs, législatifs et l’action de la justice, ils doivent s’attendent à ce que de catastrophiques milices se forment en France pour régler les problèmes qu’ils sont dans l’incapacité de traiter et que des citoyens décident de se faire eux-même justice !

 

Il n’y a jamais de parfaite solution pour lutter contre la violence des hommes, mais des mesures sautent aux yeux de nos concitoyens, qui supportent de moins en moins tous ces évènements, pour la contenir et la minimiser. Il apparait évident que nous vivons de plus en plus dans un monde sans sanctions véritables. L’aspiration à « toujours plus de liberté et toujours plus de tolérance » a conduit notre société à vivre dans une insécurité grandissante. Faute d’actions préventives et anticipatives depuis des années, l’heure est venue aujourd’hui à la sévérité et à la répression !

 

Dans les circonstances actuelles, l’urgence est de durcir nos lois contre la délinquance, mais surtout de nous donner les moyens de les faire appliquer, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement ! Ceci provient principalement souvent d’un laxisme judiciaire et procédurier apparents, incompréhensible pour les Français, mais surtout du manque de lieux d’incarcération des délinquants. Allons-nous enfin construire les prisons dont nous manquons ? Augmenter sans cesse le nombre de policiers et gendarmes n’est pas la solution car cela revient à mettre en danger ces fonctionnaires qui font leur métier avec courage, bien que trop souvent décriés par les médias ! C'est aussi s'attaquer aux effets et non aux causes !

 

Si nos responsables politiques persistent à ne rien faire, alors ils nous préparent l’arrivée au pouvoir d’hommes politiques radicaux qui eux promettent des actions énergiques et sauront exploiter cette situation déliquescente pour se faire élire ! 

 

Macron ne nous donne pas l'impression d'être conscient que le plus grave échec de son action à la tête de l’État serait la décision des Français de mettre Marine Le Pen et son Rassemblement National à la tête de notre pays à la prochaine élection présidentielle, ce qui serait une catastrophe économique et politique pour notre pays !!

samedi 25 novembre 2023

Comment faire la paix en Palestine ?

  

Les combats actuels au Moyen Orient prendront fin un jour et il est impératif de mettre en place une solution pouvant éviter de nouveaux conflits après cette guerre meurtrière. Ce n’est guère facile de faire la paix entre deux peuples belligérants qui revendiquent depuis toujours la même terre venant de leurs ancêtres, deux peuples animés par des religions opposées depuis la nuit des temps ! 


Depuis 75 ans les pays occidentaux, qui avaient créé l’Etat d’Israël en 1947, ont cherché une solution qui permettrait ensuite de faire vivre en paix les peuples arabes et juifs. De nombreuses tentatives ont été faites dans ce sens, prometteuses au départ elles ont toutes échoué par manque d'ambition, d'objectivité et de clairvoyance. Avec la plus récente tentative, ils pensaient, un peu stupidement, il faut bien le dire, que le rapprochement des pays arabes avec l'Etat d'Israël faire oublier le problème palestinien en le faisant passer au second plan, en mode "poussière sous le tapis !". Le Hamas s'est chargé de rappeler tout le monde à la réalité le 7 Octobre dernier !


Ces échecs successifs des pays occidentaux ont des explications. D’abord le rejet des Israéliens par les Palestiniens qui les considèrent comme des envahisseurs s’étant approprié leur pays. Ensuite l’attitude dominatrice de l’état d’Israël qui, par besoin de se défendre ou par volonté expansionniste, a mené une politique conquérante, n’hésitant pas à coloniser des territoires appartenant aux Palestiniens. Enfin parce que toutes les négociations de paix ont été supervisées par les Américains qui, en médiateurs voulaient sans doute trouver une solution, mais manquaient d’impartialité prenant toujours le parti de l’état hébreu. Le soutien inconditionnel des Etats Unis a  toujours permis à celui-ci de refuser les compromis qui auraient pu amener la paix. 

 

Il apparait aujourd’hui que la solution, dont on parle depuis des décennies, de la création d’un état palestinien, est la seule possible, mais il faut pour cela l’imposer aux deux peuples. Les occidentaux ont continuellement failli dans cette tache, rendue aujourd’hui encore plus difficile par la colonisation à outrance en Cisjordanie et par la haine qui vient de se décupler entre Israéliens et Palestiniens avec les atrocités commises de part et d'autre dans la guerre actuelle ! 

 

Compte tenu de l’impuissance politique des pays européens et du manque d’impartialité des Américains, seule une conférence internationale regroupant toutes les grandes puissances et tous les pays du Moyen Orient, sans exclusive, et des représentants raisonnables des deux peuples belligérants peut à notre avis avoir une chance de construire et négocier cette solution, tout en établissant et en garantissant les conditions de sécurité dans la région ! La Chine a fait une proposition dans ce sens. Peut-être n’est-ce de sa part qu’une posture dont elle a l’habitude, mais pourquoi ne pas la prendre au mot ? Si l’ensemble des nations se mettaient d’accord sur la solution d’un problème qui les affecte toutes, elles pourraient l'imposer et créer ainsi des conditions de paix en Palestine !

 

Sans compter que cette « première » pourrait peut-être déboucher sur une amélioration généralisée des relations entre tous les pays de la planète, de nature à éviter de futurs autres conflits ! Mais ne rêvons pas, elle ne sera jamais acceptée par les pays occidentaux, les Américains en particulier, qui y verront essentiellement une perte de leur influence dans le monde, car ils n’ont pas encore assimilé le fait que l'ensemble des autres pays étaient actuellement sur le chemin du rejet de leur domination !

mardi 21 novembre 2023

Moyen Orient : Inexistante Europe


 

Dans un monde en pleine évolution politique, troublé par des guerres, il apparait que les pays d’Europe qui poursuivent, en ordre dispersé, leur allégeance aux États-Unis, n’y jouent absolument plus aucun rôle au moment où leur intervention pourrait être capitale pour la paix !

 

Cette allégeance systématique nous vaut aujourd’hui les critiques croissantes des autres pays qui ont maintenant bien compris que les pays occidentaux, qui se voulaient être une référence de civilisation et se permettaient de donner des leçons à toute la planète, commettaient vraiment trop d’écarts sur leurs principes et faisaient souvent preuve d’un parti pris ou d’une partialité synonyme de défense d’intérêts politiques, économiques ou stratégiques nationaux !

 

Les pays européens ne sont jamais parvenus à créer une véritable union qui parle d’une seule voix dans le concert des nations, alors qu’ils représentent tous ensemble une grande force économique. Nous avons vu récemment dans la guerre que mène Israël à Gaza, un défilé de leurs leaders à Tel Aviv, sans concertation aucune et faisant des commentaires disparates, sans proposition de paix concrète, hormis l’affirmation de la très ancienne proposition de création d’un État Palestinien !

 

Cette proposition est sans doute la solution pour une paix durable, encore faut-il en préciser les contours ! Nous savons que l'annexion israélienne d'une partie de la Cisjordanie rend difficile la création de l’état palestinien, et aucun leader n’ose aujourd’hui faire une proposition dont la raison devrait amener à exiger la décolonisation. Plusieurs pays européens ont dû faire cela autrefois pour faire la paix et rendre aux peuples colonisés leur dignité ! La France a rapatrié un million de ses ressortissants qui vivaient depuis plusieurs générations en Algérie ! Mais quel pays osera faire cette proposition et la négocier avec les intéressés ?

 

Seuls les pays occidentaux, sont en mesure aujourd’hui, avec l’aide des pays voisins d’Israël, d’imposer une telle solution. Mais peut-on faire confiance à nos amis américains qui sous l’influence de leur puissant lobby israélien répugneront à la présenter ? Le peuple américain, qui s’est construit autrefois en particulier avec l’extermination des indiens pour s’approprier leurs territoires, est-il d’ailleurs en capacité aujourd’hui pour défendre une telle solution ?

 

Le monde entier nous observe actuellement. Il constate l’inexistence politique de l’Europe et l’embarras des États Unis. Allons-nous enfin agir pour faire la paix au Moyen Orient et y arrêter les massacres une fois pour toutes, ou bien attendre que le problème soit réglé un jour par les Russes ou les Chinois ?

 

mercredi 15 novembre 2023

Guerre au Moyen Orient: Commentaires et ambiguïtés

 

 Nombreux sont les hommes politiques, journalistes, experts, chroniqueurs qui défilent sur les plateaux de télévision pour commenter les dramatiques évènement que nous vivons aujourd’hui. Il nous semble qu’ils ne mesurent pas toujours la portée de leurs commentaires qui, volontairement ou non, sont parfois ambigus et peuvent conduire à des interprétations choquantes ou malveillantes.

 

Prenons quelques exemples à propos de la guerre au Moyen Orient. Tout le monde condamne fort justement le Hamas pour son action du 7 Octobre dernier. Mais dire que ses atroces tueries ne peuvent être comparées à celles crées par les bombardements d’Israël, est une façon sous entendue, même involontaire, de justifier ou d’excuser ces dernières ! Il n’y a pas de façon plus morale qu'une autre de tuer des innocents, les victimes ne sont malheureusement plus là pour en témoigner !

 

Dire qu’Israël avait le droit de se défendre (qui n'en a pas le droit ?), sans préciser de quelle manière et dans quelles limites, est forcément interprété comme une justification et une approbation des massacres quotidiens de femmes et d’enfants palestiniens ! L'Etat hébreu n'a certainement pas la volonté de s'attaquer aux civils, mais il sait pertinemment par exemple qu'il va tuer des centaines d'entre eux ou endommager gravement un hôpital, pour éliminer un commandant repéré du Hamas !

 

Et répéter à longueur d’émissions que les jours de Netanyaou au pouvoir sont comptés, n’est-ce pas une incitation pour les colons extrémistes de Cisjordanie, qui massacrent quotidiennement des civils palestiniens, à se battre pour le maintenir à la tête de l’état ?

 

Quant à Emmanuel Macron, champion du « en même temps » et de l’ambiguïté, il a fortement brouillé son message par ses déclarations contradictoires et ses rétropédalages !  


En effet, oscillant constamment entre l’exhortation d’Israël à arrêter ses bombardements, la demande d’un cessez le feu ou la condamnation du massacre d’innocents d’une part, et l’affirmation répétée que cet état avait le droit de se défendre, d'autre part, il a alternativement mécontenté les uns et les autres, tout en s'écartant de la position traditionnelle, nette et équilibrée de la France de ses prédécesseurs, plus explicite sur la défense des droits du peuple palestinien !