samedi 24 septembre 2011

Le choix de Ségolène

Les primaires socialistes auront lieu dans deux semaines et sur la foi des sondages, on peut imaginer que Ségolène Royal ne reviendra pas en deuxième semaine. Bien sûr les sondages peuvent se tromper car on ne sait pas très bien qui seront les Français qui vont aller voter. Mais avec la puissance et la constance des médias, qui ont l’habitude de définir et soutenir artificiellement des favoris, il est vraisemblable que les électeurs confirmeront ce choix.

Ségolène va donc devoir se prononcer pour l’un ou l’autre de ses heureux rivaux lors du second tour. Ce sera évidemment un choix cornélien entre deux personnes qui sont ses pires adversaires au PS et qui l’ont récemment tuée politiquement deux fois, en l’éliminant du jeu après la dernière élection présidentielle.

Francois Hollande d’abord, qui s’est efforcé de retarder le plus possible la nomination du nouveau secrétaire du parti socialiste. Conforme à la logique après un échec cuisant, une élection immédiate aurait permis à Ségolène, surfant sur sa popularité, de prendre ce poste très facilement.

Martine Aubry ensuite qui l’a battue de justesse à cette élection partisane, dans des conditions qui se sont révélées douteuses, certains de ses partisans s’étant livrés à quelques bourrages d’urnes savamment organisés !

Il faudra donc que Ségolène prenne position soit contre le père de ses enfants, choix difficile pour elle qui prétend défendre la famille et qui favoriserait ainsi sa meilleure ennemie, ou bien alors soutenir son ancien compagnon qu’elle déteste apparemment aujourd’hui.

Dur ! Dur !

Bien sûr il lui restera le choix de ne soutenir personne au deuxième tour et abandonner ainsi toute ambition ministérielle. Souhaitons lui que l’un des deux candidats s’impose à tous très nettement pour lui éviter un choix difficile.

lundi 12 septembre 2011

La France Afrique

Des révélations tonitruantes du week end viennent de confirmer ce que tout le monde savait au sujet de valises de billets qui circulaient entre les pays d’Afrique francophone et la France.

Quelque soit le regard moralisateur que certains jettent sur les relations franco africaines du passé sous tous les gouvernements de Droite ou de Gauche depuis De Gaulle, il faut bien admettre que les hommes politiques qui ne sont pas des anges, ont établi ces relations qui ont été fondamentales pour le destin de notre pays.

Si la France, qui a beaucoup perdu de sa puissance économique, peut encore parler haut et fort sur le plan politique mondial, si ses positions sont analysées avec intérêt de par le monde, c’est en grande partie grâce à ses relations privilégiées avec les pays Africains. Ce n’est pas rien de pouvoir compter sur un soutien toujours renouvelé de ces pays quand il y a un vote difficile aux Nations Unies.

Après le discours de Dominique de Villepin à l’Assemblée Générale de l’ONU en 2002, un conseiller de G.W.Bush à qui l’on demandait si la position de la France contre la guerre en Irak avait de l’importance, avait répondu : « Oui, a cause des suiveurs ! »

Toutes les pratiques, certes moralement et politiquement condamnables de la France en Afrique, lui ont néanmoins permis de garder encore aujourd’hui ces bonnes relations avec les Etats Africains et ceci malgré les interventions répétées d’autres nations, américaines, chinoises ou autres.

Mais c’est vraiment paradoxal de constater que ceux qui reprochaient jadis à la France d’utiliser tout son pouvoir pour faire élire tel ou tel Chef d’Etat Africain, voudraient nous faire croire maintenant que en fait c’étaient les Chefs d’Etat Africains qui décidaient de faire élire les Présidents Français en finançant leurs campagnes électorales !!!

samedi 10 septembre 2011

La Bourse casino

La bourse a été créée pour permettre aux entreprises, qui on besoin d’argent pour se financer, de rencontrer ceux qui ont des capitaux à placer. Les gens investissaient dans les entreprises en fonction de la confiance qu’ils avaient dans leur activités et dans leur gestion, et de l’espoir d’un bon rendement sur investissement à moyen et long terme.

A l’ère de l’informatique, des décisions instantanées et de la recherche du profit le plus grand et le plus rapide, la bourse a été transformée en un gigantesque casino que plus personne ne peut contrôler et qui menace notre économie d’un krach sans précédent.

On dit que 80% des transactions boursières sont maintenant générées automatiquement par des ordinateurs que l’on a programmés avec des algorithmes savants pour gagner le plus d’argent, le plus vite possible. Les spéculateurs, aidés par tout un tas de leviers, de gadgets bancaires, les ventes à découvert… jouent à la baisse ou à la hausse, peu importe, l’essentiel est qu’il y ait des variations pour que l’on gagne à tous les coups.

Le système organise d’ailleurs lui-même ces variations dont il tire profit, et fait monter ou chuter les actions des entreprises quelle que soit la santé financière de celles-ci. Nous sommes en pleine aberration et nous allons directement à la catastrophe si une réforme n’est pas immédiatement entreprise.

Les banques de dépôt à qui nous confions notre argent, exploitent allègrement ce système sans le moindre complexe vis-à-vis de leurs clients. Après tout on ne peut leur reprocher d’exploiter un système qui est à leur disposition, mais qu’il est grand temps de réformer sur le plan mondial.

Messieurs les membres des G7, G8 ou G20, allez vous inclure ce sujet dans vos prochaines parlottes et réguler ce système boursier devenu fou ? Une mesure très simple serait une décision collective visant à fortement taxer les profits spéculatifs réalisés à court ou très court terme, voire de manière instantanée, et ceci dans tous les pays !

Vous qui cherchez désespérément de l’argent pour rembourser vos dettes nationales, voilà un moyen simple et efficace !

jeudi 8 septembre 2011

Procès Chirac

Les médias ne parlent que de ce procès cette semaine, à croire que c’est l’évènement le plus important de la planète. Oubliée la crise financière, la dette, le chômage, le coût de la vie, les guerres : les médias ont décidé de traiter ce sujet en priorité, même si les Français ont bien d’autres préoccupations !

Les faits reprochés à l’ancien Président sont graves dans notre démocratie, puisqu’il s’agit de détournement de fonds publics dans le fonctionnement de l’Etat. Même si le but n’était pas du tout l’enrichissement personnel, ces emplois fictifs ne sont plus admissibles de nos jours.

Ce procès est en réalité le procès des mauvaises habitudes qui se sont développées sous la 5ème république, sous toutes les présidences, de De Gaulle à Chirac en passant par Pompidou, Giscard et Mitterrand. Peut être étaient-elles aussi de mise sous la 4éme. Combien d’emplois publics ont ainsi été détournés de leur objet ?

On se souvient des conseillers de l’Elysée sous Mitterrand qui étaient salariés de grandes entreprises publiques sans qu’ils n’aient jamais à y mettre les pieds ! On se souvient aussi du même Président qui faisait entretenir sa seconde famille par les contribuables, fait plus grave puisqu’il s’agissait là d’un détournement pour un intérêt personnel . Depuis que l’on fait la chasse aux abus de biens sociaux dans les entreprises privées, on ne pouvait plus tolérer des hommes politiques de telles pratiques ou de tels privilèges. Ils auraient pu s’en apercevoir plus tôt.

Le procès aura donc bien lieu, sans la présence de Chirac en très mauvaise santé et qui n’est plus en état d’assister aux audiences pour se défendre, et c’est tant mieux pour l’image de la France qui s’épargne ainsi le spectacle pitoyable de son ancien Président traité comme un criminel. Mais ce procès aura, espèrons le, valeur d’exemple pour l’avenir.

Chirac qui a admis les faits, paiera aussi pour les hommes politiques qui l’ont précédé et qui, comme lui d’ailleurs, ne seront pas là non plus pour assister a un procès qui est aussi le leur.

jeudi 1 septembre 2011

DSK le retour

Il revient et on peut craindre le pire. La décence voudrait qu'il soit discret, qu'il garde un profil bas pendant quelque temps, qu'il médite sur la mauvaise image de la France qu'il a donnée à l'étranger, et que les médias lui fichent la paix. Mais c'est sans doute trop attendre.

Va-t-il claironner sa version des faits au journal de 20 heures et expliquer comment il a déjoué les pièges ou exploité les faiblesses de la justice américaine? Ou va-t-il sagement s'abriter derrière la procédure en cours au civil pour ne rien dire et rester discret? Nous le saurons bientôt.

Ses amis socialistes on maintes fois répété qu'il devrait à son retour faire profiter la France de son expertise économique. On s'interroge pour savoir à quelle expertise ils font allusion. Est-ce son invention des 35 heures qui ont contribué fortement a affaiblir économiquement notre pays? Ou bien s'agit-il de son rôle au FMI quand il a administré une potion d'austérité au peuple Grec, jugée très sévère par le PS?

Le mieux pour DSK, pour ses amis (qu'il risque de gêner) et pour la France en général (qui n'est pas très fière de lui), est qu'il se retire pendant quelque temps, le temps que la poussière retombe sur toutes les procédures toujours en cours, et qu'il ne cherche surtout à tirer aucune gloire d'un fait divers pitoyable, sans grand intérêt, pour lequel la vérité ne sera sans doute jamais établie.

mardi 23 août 2011

Relaxe DSK

DSK s’en sort bien, tant mieux pour lui, même si ses soucis sont encore loin d’être terminés avec les autres procédures ou appels dont on va maintenant parler. Mais une fois encore le système judiciaire Américain nous étale ses incompréhensibles incohérences.

Fallait-il cette mise en scène dramatique il y a seulement quelques semaines, avec accusation, menottes, prison, cautions, résidence surveillée, gardes du corps, bracelet électronique etc… pour conclure aussi rapidement par un non lieu, sans procès, qui convainc peu de gens ?

Fallait-il au départ faire 100% confiance aux déclarations d’une victime, pour ensuite la traiter avec mépris comme une suspecte au vu de quelques déclarations inexactes ? Ne pouvait-on pas émettre des doutes plus tôt sur la crédibilité de cette personne ?

Pourquoi renoncer à un procès pour le simple motif de risquer d’être désavoué par un jury populaire que l’on n’est pas sûr de convaincre à 100% ? La recherche de la vérité qui peut toujours se révéler lors d’un procès n’est-elle donc pas la priorité ?

Pourquoi ne pas organiser de confrontation entre accusé et victime ? Cette confrontation n’est-elle pas toujours très utile pour établir la vérité ?

Pourquoi laisser les médias affirmer que DSK est innocenté ou blanchi alors qu’en décidant de renoncer au procès on renonce en fait à établir la vérité ?

Comment comprendre que la Justice ne retienne aucune charge contre DSK au pénal, pour ensuite procéder à un procès civil dont l'issue vraisemblable est l'indemnisation de la victime?

Cette procédure judiciaire surprenante restera marquée par des éléments intéressants :

- Sur demande d’un procureur Blanc, un juge Blanc qui accorde un non lieu à un accusé Blanc, défendu par des avocats Blancs, au détriment d’une victime Noire défendue par un avocat Noir !
- Des militantes féministes, défendant habituellement avec acharnement en France la cause des femmes, qui affichent rapidement et sans vergogne leur satisfaction à l’annonce du verdict !
- Un procureur qui flaire la belle affaire pour aider sa carrière politique, met les bouchées doubles, puis l’abandonne rapidement, même éventuellement convaincu personnellement de la véracité des faits, quand il s’aperçoit qu’il risque au contraire de compromettre son avenir, s’il n’est pas suivi par le jury s’il décide le procès.

Souhaitons à DSK de rentrer dans son pays après cette pénible aventure qui n'aura pas redoré le blason des Français. Mais de grâce qu’il ne vienne pas rouler les mécaniques devant nos caméras de télévision. Après révélation au monde entier de ses écarts de comportement,par plusieurs affaires, un retrait de la vie publique serait le bien venu, même si le parti Socialiste décide d'en faire un martyr et un héros national.

lundi 22 août 2011

La règle d'or

Décidément, les hommes politiques ne nous donneront jamais aucun répit! Ces jours-ci, dans le concours: incompétence et basses manoeuvres, la proposition d'une règle d'or constitutionnelle visant a interdire les déficits budgétaires va sûrement figurer dans les premières places du palmarès!

Comment peut-on avoir le culot, ou l'imbécilité, de faire une telle proposition quand on a soi-même accumulé les déficits depuis plusieurs années alors qu'il existait déjà une exigence européenne limitant les déficits et que l'on a piétinée?
Bien sûr il y avait la crise! Soit! Mais allons nous aussi interdire les crises dans notre constitution?

Si on pense rassurer les agences de notation et les marchés en proposant ces gadgets ridicules, on obtient le résultat opposé. Les discours récents d'Obama, Merkel ou Sarkozy, qui ont proposé de telles utopies, ont fait dans les heures qui suivaient, plongé la bourse qui ne croit qu'aux décisions concrètes et immédiatement appliquées.

Evidemment on a voulu aussi tendre un piège à l'opposition de gauche pour la mettre en difficulté devant une mesure prétenduement vertueuse. Celle-ci n'a pas été assez stupide pour tomber dedans et c'est tant mieux!

La vraie mesure consisterait à se fixer aujourd'hui un calendrier draconien pour réduire la dette et ensuite à en imposer un plafond. Le déficit budgétaire est utile parfois pour relancer l'économie, pourquoi s'en priver? A condition de ne pas le pratiquer systématiquement pendant des dizaines d'années simplement pour maintenir le niveau de vie de notre société pendant les périodes difficiles, laissant ainsi une dette collossale à nos enfants!