On ne peut que regretter le rejet actuel des hommes politiques par des Français qu’ils ont bien déçus depuis de nombreuses années. Les raisons de ce rejet sont nombreuses et les intéressés auront bien du mal a retrouver une crédibilité sauf à renouveler leurs leaders ce qui semble impossible avant une ou deux générations. Ceci est très dommageable pour la démocratie dans notre pays car beaucoup d’électeurs semblent maintenant, en désespoir de cause, vouloir se tourner vers les partis extrémistes pour essayer d’autres solutions.
On reproche d’abord bien sûr aux gouvernements successifs de ne pas régler les problèmes du pays (chômage, pouvoir d’achat, insécurité, immigration…) mais les gens comprennent que la situation est difficile et ces problèmes peu faciles à régler.
On reproche aussi aux Responsables de ne pas tenir les promesses de leurs campagnes électorales, bon! mais l’habitude nous a amené à constater que, d’abord il faut se faire élire et puis la vision des réalités est différente selon que l’on est au pouvoir ou dans l’opposition.
On admet difficilement certains comportements : manque de dignité, magouilles politiciennes, corruption, favoritismes, exercice personnel du pouvoir..…débouchant sur des scandales fréquents. Mais connaissant la nature humaine, on se résigne à n’avoir jamais d'anges ou de gens parfaits dans nos gouvernements.
Par contre ce qu’il est difficile d’admettre de nos hommes politiques, ce sont les incohérences qui proviennent de leur opportunisme électoral ou de leur manque de mémoire. Ces incohérences les font au mieux passer pour des rigolos et au pire pour des gens qui se paient carrément, et en permanence, la tête de leurs compatriotes.
Quelques exemples de ces incohérences qui sont de moins en moins acceptées par les Français :
- Les hommes au pouvoir créent eux-mêmes des niches fiscales pour orienter l’épargne et fustigent ensuite les Français qui en profitent !
- Ils votent eux-mêmes des lois, mais critiquent ensuite les décisions des juges qui ne font que les appliquer, quand ces décisions ne leur plaisent pas !
- Ils disent regretter l’absence entre les pays d’Europe de décisions solidaires en matière de politique étrangère, mais sont les premiers à prendre des initiatives de leur pays en solitaire !
- Ils prétendent lutter sérieusement contre l’immigration clandestine, mais font des états d’âme humanitaires lorsqu’il s’agit de faire des expulsions !
- Ils ont créé, ou accepté la mondialisation et trouvent ensuite inadmissible que nos entreprises, qu’ils ont ainsi mises en situation difficile, délocalisent certaines activités pour souvent simplement survivre !
- Ils se disent très préoccupés par les inégalités sociales, mais prennent des décisions favorables aux classes aisées sous prétexte de dynamiser l’économie du pays, aggravant ainsi les injustices !
- Dans une crise très difficile, au moment où il faudrait demander les efforts de tous les Français, ils se contentent de poursuivre leurs programmes et prôner l’équilibre des comptes comme si de rien n’était, en accroissant bien sûr la dette publique !
- Ils font des réformes fiscales démagogiques qui sont pour la plupart financées par cette dette publique alors qu'ils prétendent par ailleurs vouloir la réduire: bouclier fiscal, droits de succession, TVA des restaurateurs, heures supplémentaires, taxe professionnelle…...
Et caetera !.............Ce ne sont que quelques exemples de ce que nous avons le plus de mal à digérer.
Il faut souhaiter qu’un jour nos hommes politiques fassent un grand examen de conscience pour éviter toutes ces incohérences et ils pourront ainsi retrouver une certaine crédibilité.
Mais en ont-ils le temps, l'intelligence, la volonté, le courage et surtout l’humilité ?
samedi 12 mars 2011
lundi 7 mars 2011
C'est la Marine qui fait le plus de cocus!
Tandis que les grands partis de Droite et de Gauche continuent de faire la danse du ventre devant les problèmes de la France et les prochaines échéances électorales, Marine Le Pen grimpe dans les sondages et devance aujourd’hui leurs leaders avec deux points d’écart pour son parti. Même en doutant quelque peu du sérieux des sondages, c’est une nouvelle préoccupante pour notre pays.
L’incompétence, les calculs politiciens et l’incapacité à prendre des décisions de nos hommes et femmes politiques ont fait le jeu du Front National et risquent maintenant de leur coûter très cher. Longtemps occultées grâce à la personnalité sulfureuse de Jean Marie Le Pen, les conséquences de ces insuffisances apparaissent au grand jour, depuis que Marine a donné à son parti un visage plus acceptable pour les Français.
Nos élites ne s’en sortiront plus cette fois avec le mépris, l’intolérance, la diabolisation et l’exploitation de thèmes d’extrême-droite. Elles vont devoir répondre aux questions que posent les Français et aussi prendre des décisions radicales au sein de leurs partis.
La Droite d’abord, dont le bilan plombé par la crise est mauvais, va enfin prendre conscience que son leader actuel,a en plus une côte personnelle très faible, due à un comportement qui a choqué ses partisans, et qu'il risque d'être un très mauvais candidat l'année prochaine. Nul doute que nous verrons bientôt de nouveaux sondages comparant les intentions de vote pour l’actuel Président avec celles d’autres personnalités de son parti. Mais la majorité actuelle serait aussi bien inspirée de s’attaquer enfin à quelques réformes attendues des Français avant la fin de son mandat.
La Gauche quand à elle devrait aussi cesser sa danse du ventre, ses tergiversations, devant la désignation d’un leader et l’élaboration d’un programme électoral crédible. La lenteur du PS pour se choisir un candidat va laisser à Marine Le Pen le temps d’ancrer son parti dans des sondages d'opinion catastrophiques pour notre pays.Il serait judicieux pour lui de renoncer à ses primaires et de prendre, dès maintenant, la campagne présidentielle à bras le corps.
Allons Mesdames et Messieurs les politiques du PS et de l’UMP, l’heure de vérité a sonné. Il est encore temps pour vous de réagir et aussi de négocier le retrait des divers candidats potentiels qui risquent de faire perdre votre camp.
A moins que vous vous contentiez de concourir pour la seconde place du premier tour 2012 !
L’incompétence, les calculs politiciens et l’incapacité à prendre des décisions de nos hommes et femmes politiques ont fait le jeu du Front National et risquent maintenant de leur coûter très cher. Longtemps occultées grâce à la personnalité sulfureuse de Jean Marie Le Pen, les conséquences de ces insuffisances apparaissent au grand jour, depuis que Marine a donné à son parti un visage plus acceptable pour les Français.
Nos élites ne s’en sortiront plus cette fois avec le mépris, l’intolérance, la diabolisation et l’exploitation de thèmes d’extrême-droite. Elles vont devoir répondre aux questions que posent les Français et aussi prendre des décisions radicales au sein de leurs partis.
La Droite d’abord, dont le bilan plombé par la crise est mauvais, va enfin prendre conscience que son leader actuel,a en plus une côte personnelle très faible, due à un comportement qui a choqué ses partisans, et qu'il risque d'être un très mauvais candidat l'année prochaine. Nul doute que nous verrons bientôt de nouveaux sondages comparant les intentions de vote pour l’actuel Président avec celles d’autres personnalités de son parti. Mais la majorité actuelle serait aussi bien inspirée de s’attaquer enfin à quelques réformes attendues des Français avant la fin de son mandat.
La Gauche quand à elle devrait aussi cesser sa danse du ventre, ses tergiversations, devant la désignation d’un leader et l’élaboration d’un programme électoral crédible. La lenteur du PS pour se choisir un candidat va laisser à Marine Le Pen le temps d’ancrer son parti dans des sondages d'opinion catastrophiques pour notre pays.Il serait judicieux pour lui de renoncer à ses primaires et de prendre, dès maintenant, la campagne présidentielle à bras le corps.
Allons Mesdames et Messieurs les politiques du PS et de l’UMP, l’heure de vérité a sonné. Il est encore temps pour vous de réagir et aussi de négocier le retrait des divers candidats potentiels qui risquent de faire perdre votre camp.
A moins que vous vous contentiez de concourir pour la seconde place du premier tour 2012 !
vendredi 4 mars 2011
Primaires
Quel est le véritable objet des primaires décidées par le Parti Socialiste ?
- Est-ce une méthode impartiale pour désigner un candidat ?
- Une tactique de certains qui ne veulent pas d’un choix pénalisant venant de l’Etat Major ou des militants?
- Un moyen de créer une dynamique électorale juste avant l’élection Présidentielle ?
- Ou tout simplement une solution pour occuper le terrain médiatique pendant la campagne ?
Les primaires peuvent être tout cela, mais en même temps une formidable machine à perdre.
- Elles vont être très difficiles à organiser.
- Elle vont écarter du vote les électeurs qui vivent dans les campagnes, puisqu’il n’y aura que 10000 bureaux de vote et les gens concernés s’estimerons négligés par le PS car ils ne ferons pas des kilomètres pour aller voter.
- Elles auront un taux de participation très faible et beaucoup interprèteront ce désintérêt pour l’élection comme un désintérêt pour le Parti Socialiste.
- Elle vont dresser les uns contre les autres des candidats qui devront argumenter en développant inévitablement des rancoeurs parmi les concurrents qu’il sera ensuite difficile de réconcilier.
- Elles risqueront, faute de moyens professionnels, d’engendrer des fraudes ou des contestations du type de celles rencontrées lors de l’élection de la première secrétaire et d'altérer l'image de la Gauche.
- Elles retardent la désignation d'un leader ainsi que l'élaboration et la présentation d'un programme.
- Enfin, et surtout, il n’est pas sûr du tout qu’elles désigneront le candidat le mieux placé pour battre la Droite, les gens pouvant voter selon plein d’autres considérations.
Martine,
- Toi qui as décidé de lancer ces primaires.
- Toi qui as ensuite, curieusement, conclu un pacte avec les leaders les mieux placés pour choisir parmi eux un seul candidat afin de transformer ces primaires en plébiscite, ce qui d'ailleurs ne semble pas marcher car il y aura d’autres candidats importants !
Si tu as deux sous de bon sens, cesse de jouer les apprenties sorcières et arrêtes nous cette mascarade ! Certains de tes amis le souhaitent, mais il est vrai aussi que les négociations des futurs maroquins n’ont sans doute pas encore commencé !
- Est-ce une méthode impartiale pour désigner un candidat ?
- Une tactique de certains qui ne veulent pas d’un choix pénalisant venant de l’Etat Major ou des militants?
- Un moyen de créer une dynamique électorale juste avant l’élection Présidentielle ?
- Ou tout simplement une solution pour occuper le terrain médiatique pendant la campagne ?
Les primaires peuvent être tout cela, mais en même temps une formidable machine à perdre.
- Elles vont être très difficiles à organiser.
- Elle vont écarter du vote les électeurs qui vivent dans les campagnes, puisqu’il n’y aura que 10000 bureaux de vote et les gens concernés s’estimerons négligés par le PS car ils ne ferons pas des kilomètres pour aller voter.
- Elles auront un taux de participation très faible et beaucoup interprèteront ce désintérêt pour l’élection comme un désintérêt pour le Parti Socialiste.
- Elle vont dresser les uns contre les autres des candidats qui devront argumenter en développant inévitablement des rancoeurs parmi les concurrents qu’il sera ensuite difficile de réconcilier.
- Elles risqueront, faute de moyens professionnels, d’engendrer des fraudes ou des contestations du type de celles rencontrées lors de l’élection de la première secrétaire et d'altérer l'image de la Gauche.
- Elles retardent la désignation d'un leader ainsi que l'élaboration et la présentation d'un programme.
- Enfin, et surtout, il n’est pas sûr du tout qu’elles désigneront le candidat le mieux placé pour battre la Droite, les gens pouvant voter selon plein d’autres considérations.
Martine,
- Toi qui as décidé de lancer ces primaires.
- Toi qui as ensuite, curieusement, conclu un pacte avec les leaders les mieux placés pour choisir parmi eux un seul candidat afin de transformer ces primaires en plébiscite, ce qui d'ailleurs ne semble pas marcher car il y aura d’autres candidats importants !
Si tu as deux sous de bon sens, cesse de jouer les apprenties sorcières et arrêtes nous cette mascarade ! Certains de tes amis le souhaitent, mais il est vrai aussi que les négociations des futurs maroquins n’ont sans doute pas encore commencé !
samedi 26 février 2011
Sécurité d'emploi
Il y a une profonde injustice en France où un quart au moins des salariés, ceux qui travaillent dans la fonction publique, ont la sécurité d’emploi. Pendant que les trois quarts de la population doivent se battre tous les jours pour trouver, ou conserver, un emploi, les fonctionnaires vivent dans la tranquillité d’un emploi à vie.
Il y a cinquante ou soixante ans, la contrepartie de cet avantage était des conditions beaucoup moins avantageuses que dans le privé. A l’époque nous étions proches du plein emploi et les gens avaient le choix entre la sécurité et l’ambition.. Et puis les fonctionnaires ont réussi au fil des ans a obtenir des salaires comparables à ceux du privé, avec la complicité des hommes politiques de passage qui, en très mauvais chefs d’entreprises qu’ils sont (c’est le contribuable qui paie !) ont acheté la paix sociale en concédant progressivement ou en maintenant des avantages dans de nombreux domaines : salaires, durée du travail, âge de la retraite, calcul favorable du montant des retraites ….
Si bien que les personnels de la fonction publique, en plus de la sécurité d’emploi bénéficient aujourd’hui de conditions en général plus favorables que dans le privé et pour une productivité sur laquelle beaucoup de gens se posent des questions.
Les conséquences se voient tous les jours :
- Tandis que nos entreprises, mises à mal par la concurrence mondialisée, recherchent par tous les moyens à réduire leurs effectifs pour s'en sortir, les fonctionnaires eux prétendent qu’ils ne s’en sortent pas et demandent toujours plus de moyens !
- Quand les gens du privé veulent travailler pour garder leur emploi souvent menacé, les agents du service public les en empêchent parfois en faisant grève sans aucun souci de perdre le leur. !
- Les jeunes qui ont bien compris la situation aspirent en majorité à faire carrière dans l’Administration, qui est ainsi en mesure de faire un recrutement de choix au détriment du privé!
L’idéal serait bien sûr la sécurité d’emploi pour tous, malheureusement ceux qui ont jadis expérimenté ce système à l’Est de l’Europe ont fait la démonstration éclatante qu’il conduisait à l’appauvrissement et à la faillite !
Il serait temps de mener une réflexion sur cette anomalie qui explique sans doute pourquoi la France possède un nombre de fonctionnaires très supérieur à celui de ses voisins, qui pèsent aussi lourdement sur ses dépenses publiques.
Le gouvernement a bien essayé d’agir en fixant un objectif volontariste de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Mais a-t-il en même temps amélioré l’organisation du travail et changé l’état d’esprit dans les administrations pour le rendre possible ? C’est loin d’être sûr et les adversaires de la réforme ont beau jeu de présenter des cas particuliers flagrants où cet objectif arbitraire est appliqué de façon stupide.
L’un des moyens pour améliorer la productivité de l’administration dans tous les domaines, est d’utiliser la motivation et la créativité de ses personnels sans l'aide desquels elle ne peut pas bouger. La suppression, ou l’assouplissement, de la sécurité d’emploi dans la fonction publique serait sans aucun doute le moyen le plus sûr pour créer cette motivation, et permettrait la participation de tous pour trouver des solutions novatrices plus performantes.
Nous ne voulons pas ici faire le procès des personnels de la fonction publique qui pour la plupart font leur travail consciencieusement, mais simplement attirer l'attention sur le fait que leur environnement et leur statut ne les mettent pas en situation de faire les efforts de productivité dont notre pays a besoin, tout comme ceux qui sont fait quotidiennement dans le secteur privé.
Il y a cinquante ou soixante ans, la contrepartie de cet avantage était des conditions beaucoup moins avantageuses que dans le privé. A l’époque nous étions proches du plein emploi et les gens avaient le choix entre la sécurité et l’ambition.. Et puis les fonctionnaires ont réussi au fil des ans a obtenir des salaires comparables à ceux du privé, avec la complicité des hommes politiques de passage qui, en très mauvais chefs d’entreprises qu’ils sont (c’est le contribuable qui paie !) ont acheté la paix sociale en concédant progressivement ou en maintenant des avantages dans de nombreux domaines : salaires, durée du travail, âge de la retraite, calcul favorable du montant des retraites ….
Si bien que les personnels de la fonction publique, en plus de la sécurité d’emploi bénéficient aujourd’hui de conditions en général plus favorables que dans le privé et pour une productivité sur laquelle beaucoup de gens se posent des questions.
Les conséquences se voient tous les jours :
- Tandis que nos entreprises, mises à mal par la concurrence mondialisée, recherchent par tous les moyens à réduire leurs effectifs pour s'en sortir, les fonctionnaires eux prétendent qu’ils ne s’en sortent pas et demandent toujours plus de moyens !
- Quand les gens du privé veulent travailler pour garder leur emploi souvent menacé, les agents du service public les en empêchent parfois en faisant grève sans aucun souci de perdre le leur. !
- Les jeunes qui ont bien compris la situation aspirent en majorité à faire carrière dans l’Administration, qui est ainsi en mesure de faire un recrutement de choix au détriment du privé!
L’idéal serait bien sûr la sécurité d’emploi pour tous, malheureusement ceux qui ont jadis expérimenté ce système à l’Est de l’Europe ont fait la démonstration éclatante qu’il conduisait à l’appauvrissement et à la faillite !
Il serait temps de mener une réflexion sur cette anomalie qui explique sans doute pourquoi la France possède un nombre de fonctionnaires très supérieur à celui de ses voisins, qui pèsent aussi lourdement sur ses dépenses publiques.
Le gouvernement a bien essayé d’agir en fixant un objectif volontariste de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Mais a-t-il en même temps amélioré l’organisation du travail et changé l’état d’esprit dans les administrations pour le rendre possible ? C’est loin d’être sûr et les adversaires de la réforme ont beau jeu de présenter des cas particuliers flagrants où cet objectif arbitraire est appliqué de façon stupide.
L’un des moyens pour améliorer la productivité de l’administration dans tous les domaines, est d’utiliser la motivation et la créativité de ses personnels sans l'aide desquels elle ne peut pas bouger. La suppression, ou l’assouplissement, de la sécurité d’emploi dans la fonction publique serait sans aucun doute le moyen le plus sûr pour créer cette motivation, et permettrait la participation de tous pour trouver des solutions novatrices plus performantes.
Nous ne voulons pas ici faire le procès des personnels de la fonction publique qui pour la plupart font leur travail consciencieusement, mais simplement attirer l'attention sur le fait que leur environnement et leur statut ne les mettent pas en situation de faire les efforts de productivité dont notre pays a besoin, tout comme ceux qui sont fait quotidiennement dans le secteur privé.
A Boeing la belle!
Le contrat des ravitailleurs de l’Armée Américaine vient d’être de nouveau attribué à Boeing. En concurrence avec un projet Airbus, le constructeur d’avions de Seattle avait une première fois remporté ce contrat en 2002 et l’avait rapidement perdu à la suite de la révélation de manœuvres frauduleuses.
Une remise en compétition avait vu la victoire de EADS en 2008 dont le projet sur A330 était techniquement de très loin supérieur au projet B767 et correspondait mieux aux besoins du Pentagone.
La remise en cause par Boeing des conditions dans lesquelles s’était déroulé le second appel d’offres, avait ouvert cette nouvelle compétition fatale à Airbus.
Il fallait être bien naïf pour croire que l’Européen EADS allait l’emporter. Comment peut-on s’étonner que les USA veuillent garder chez eux un contrat représentant des dizaines de milliers d’emplois, a une époque ou l’on reproche au Président de ne rien faire pour lutter contre le chômage, et sachant en plus que Boeing a ses usines dans une région qui vote démocrate et son siège a Chicago, fief du Président Obama?
Avant de reprocher quoi que ce soit aux Américains, il vaudrait mieux se demander ce que l’on dirait chez nous si l’Armée de l’Air Française achetait des F16 ou autres F18 aux Etats-Unis au lieu de nos brillants Rafales!
Il reste qu'Airbus a eu raison de rester jusqu’au bout dans la compétition, ne serait-ce que pour apporter la contradiction technologique à son grand rival mais surtout de l’empêcher de gagner trop d’argent avec ce contrat, en le forçant à baisser ses prix. Ce qui était bien sûr aussi l’objectif du Pentagone
Une remise en compétition avait vu la victoire de EADS en 2008 dont le projet sur A330 était techniquement de très loin supérieur au projet B767 et correspondait mieux aux besoins du Pentagone.
La remise en cause par Boeing des conditions dans lesquelles s’était déroulé le second appel d’offres, avait ouvert cette nouvelle compétition fatale à Airbus.
Il fallait être bien naïf pour croire que l’Européen EADS allait l’emporter. Comment peut-on s’étonner que les USA veuillent garder chez eux un contrat représentant des dizaines de milliers d’emplois, a une époque ou l’on reproche au Président de ne rien faire pour lutter contre le chômage, et sachant en plus que Boeing a ses usines dans une région qui vote démocrate et son siège a Chicago, fief du Président Obama?
Avant de reprocher quoi que ce soit aux Américains, il vaudrait mieux se demander ce que l’on dirait chez nous si l’Armée de l’Air Française achetait des F16 ou autres F18 aux Etats-Unis au lieu de nos brillants Rafales!
Il reste qu'Airbus a eu raison de rester jusqu’au bout dans la compétition, ne serait-ce que pour apporter la contradiction technologique à son grand rival mais surtout de l’empêcher de gagner trop d’argent avec ce contrat, en le forçant à baisser ses prix. Ce qui était bien sûr aussi l’objectif du Pentagone
mercredi 23 février 2011
Un Président Juif ?
Après les déclarations inopportunes de Christian Jacob sur DSK et les réactions excessives qu’elle a provoquées, le débat est malheureusement maintenant lancé dans les médias : peut-on élire un Juif à la tête d’un pays comme la France ? Si DSK se présente, nous n’y échapperons pas, ce débat va mobiliser toutes les polémiques de campagne et polluer grandement celle-ci. Si l’intéressé hésitait encore quelque peu avant de décider de sa candidature, ce serait certainement un paramètre important pour lui à considérer.
La France a besoin d’un Président qui s’attaque à ses vrais problèmes et mène une politique pour la sortir de la situation difficile dans laquelle elle se trouve. DSK est-il ce personnage providentiel ? Personne ne sait puisque aucun programme d’actions n’a encore été même évoqué à ce jour. Mais de toutes façons, s’il réussissait, ses origines ethniques ou religieuses n’auraient absolument aucune importance.
Si son programme consistait à dire que tout va bien en promettant la lune, s’il correspondait aux lubies présentées actuellement par le Parti socialiste (en bref augmenter les taxes et faire payer les riches !), alors DSK ne serait pas l’homme de la situation. Si par contre il faisait une campagne anti-démagogique annonçant que pour redresser le pays tous les Français allaient devoir se serrer la ceinture, comme dans d’autres pays d’Europe, même en protégeant les plus démunis de nos compatriotes, alors oui DSK serait un bon candidat et beaucoup de Français, juifs ou pas, lui apporteraient leur soutien.
Une inquiétude toutefois existe en politique étrangère. La France a toujours eu, depuis De Gaulle, une politique neutre et équilibrée au Moyen Orient. Qualifiée de pro-arabe par l’Etat d’Israël, que le manichéisme amène à penser que l’on ne peut être que pour lui ou contre lui, cette politique sage a toujours été soutenue par les Français, dits de souche, et ils ne veulent certainement pas y renoncer.
Il appartiendrait à DSK de les rassurer, lui qui il y a peu de temps déclarait « Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques ». Il dépendrait donc de lui de convaincre ses électeurs qu’il endosserait, malgré ces propos, la politique traditionnelle de la France, sans alignement sur le support aveugle et inconditionnel Américain à Israël, qui depuis des dizaines d’années n’a produit aucun résultat et n’amènera certainement jamais la paix dans cette région.
La France est, dit-on, le pays d’Europe ou il y a le plus de juifs et de musulmans, il est donc normal que les passions suscitées par ces communautés occupent le débat. Mais, mêmes minoritaires, les représentants de ces communautés religieuses ont parfaitement le droit, dans notre république, d'accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat, si c'est pour y défendre les valeurs, les intérets et les aspirations des Français.
La France a besoin d’un Président qui s’attaque à ses vrais problèmes et mène une politique pour la sortir de la situation difficile dans laquelle elle se trouve. DSK est-il ce personnage providentiel ? Personne ne sait puisque aucun programme d’actions n’a encore été même évoqué à ce jour. Mais de toutes façons, s’il réussissait, ses origines ethniques ou religieuses n’auraient absolument aucune importance.
Si son programme consistait à dire que tout va bien en promettant la lune, s’il correspondait aux lubies présentées actuellement par le Parti socialiste (en bref augmenter les taxes et faire payer les riches !), alors DSK ne serait pas l’homme de la situation. Si par contre il faisait une campagne anti-démagogique annonçant que pour redresser le pays tous les Français allaient devoir se serrer la ceinture, comme dans d’autres pays d’Europe, même en protégeant les plus démunis de nos compatriotes, alors oui DSK serait un bon candidat et beaucoup de Français, juifs ou pas, lui apporteraient leur soutien.
Une inquiétude toutefois existe en politique étrangère. La France a toujours eu, depuis De Gaulle, une politique neutre et équilibrée au Moyen Orient. Qualifiée de pro-arabe par l’Etat d’Israël, que le manichéisme amène à penser que l’on ne peut être que pour lui ou contre lui, cette politique sage a toujours été soutenue par les Français, dits de souche, et ils ne veulent certainement pas y renoncer.
Il appartiendrait à DSK de les rassurer, lui qui il y a peu de temps déclarait « Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c'est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C'est pour ça d'ailleurs qu'il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques ». Il dépendrait donc de lui de convaincre ses électeurs qu’il endosserait, malgré ces propos, la politique traditionnelle de la France, sans alignement sur le support aveugle et inconditionnel Américain à Israël, qui depuis des dizaines d’années n’a produit aucun résultat et n’amènera certainement jamais la paix dans cette région.
La France est, dit-on, le pays d’Europe ou il y a le plus de juifs et de musulmans, il est donc normal que les passions suscitées par ces communautés occupent le débat. Mais, mêmes minoritaires, les représentants de ces communautés religieuses ont parfaitement le droit, dans notre république, d'accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat, si c'est pour y défendre les valeurs, les intérets et les aspirations des Français.
mardi 22 février 2011
Un dangereux terroiriste.
Christian Jacob, nouveau chef du groupe parlementaire UMP à l’Assemblée Nationale, est un personnage haut en couleurs. Sa faconde et sa propension à ouvrir des débats inattendus va certainement nous réserver des surprises intéressantes dans l’avenir.
La récente charge contre Dominique Strauss-Kahn, futur candidat à l’élection Présidentielle, lui reprochant de ne pas être enraciné dans un terroir de notre pays, en a étonné plus d’un !
Quel est donc le problème ? S’agit-il de réhabiliter les « culs terreux » de jadis, trop longtemps injustement méprisés ? Ou bien le considère-t-on comme un étranger?Pourquoi faudrait-il donc que tous les Présidents aient des racines dans nos campagnes pour être élus et représenter la France profonde? Et le peuple des villes alors ?
S’il s’agit seulement de critiquer DSK, il y a beaucoup d’autres aspects qui peuvent être évoqués sans aller chercher des considérations aussi ringardes qui pourraient d'ailleurs tout a fait s’appliquer au locataire actuel de l’Elysée. Sarcelles contre Neuilly, DSK contre Sarkozy, cherchez le terroir!
« Rantanplan », c'est le surnom donné à Christian Jacob par l’actuel Premier Ministre, voulait sans doute simplement dénigrer un concurrent politique, mais sa déclaration était en tous cas contreproductive puisqu’elle a été une occasion révée au sein du Parti Socialiste, pour fédérer dans une protestation unanime, adversaires et sympathisants de DSK !
Naturellement les belles âmes moralisatrices du politiquement correct se sont tout de suite émues de cette déclaration mais elles ont rapidement noyé leur courroux dans leurs accusations de propos «pétainistes» liès aux origines du baroudeur du FMI.
C'est quand même très paradoxal de tenir des propos antijacobins qui suggèrent la prééminence des campagnes sur les villes, et d'être accusé d'antisémitisme quand on a pour patronyme Jacob !
La récente charge contre Dominique Strauss-Kahn, futur candidat à l’élection Présidentielle, lui reprochant de ne pas être enraciné dans un terroir de notre pays, en a étonné plus d’un !
Quel est donc le problème ? S’agit-il de réhabiliter les « culs terreux » de jadis, trop longtemps injustement méprisés ? Ou bien le considère-t-on comme un étranger?Pourquoi faudrait-il donc que tous les Présidents aient des racines dans nos campagnes pour être élus et représenter la France profonde? Et le peuple des villes alors ?
S’il s’agit seulement de critiquer DSK, il y a beaucoup d’autres aspects qui peuvent être évoqués sans aller chercher des considérations aussi ringardes qui pourraient d'ailleurs tout a fait s’appliquer au locataire actuel de l’Elysée. Sarcelles contre Neuilly, DSK contre Sarkozy, cherchez le terroir!
« Rantanplan », c'est le surnom donné à Christian Jacob par l’actuel Premier Ministre, voulait sans doute simplement dénigrer un concurrent politique, mais sa déclaration était en tous cas contreproductive puisqu’elle a été une occasion révée au sein du Parti Socialiste, pour fédérer dans une protestation unanime, adversaires et sympathisants de DSK !
Naturellement les belles âmes moralisatrices du politiquement correct se sont tout de suite émues de cette déclaration mais elles ont rapidement noyé leur courroux dans leurs accusations de propos «pétainistes» liès aux origines du baroudeur du FMI.
C'est quand même très paradoxal de tenir des propos antijacobins qui suggèrent la prééminence des campagnes sur les villes, et d'être accusé d'antisémitisme quand on a pour patronyme Jacob !
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