Une fois de plus les Etats-Unis viennent de montrer leur support inconditionnel à l’Etat d’Israël, en mettant leur veto sur une résolution supportée par les 14 autres membres du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Cette énième résolution condamnait l’occupation des territoires Palestiniens en indiquant qu’elle constituait un obstacle à la paix dans cette région. La justification de ce veto frise l’hypocrisie comme d’habitude et montre que l’administration Obama, malgré les belles déclarations de campagne électorale, n’a pas changé un iota de la politique de son pays. Comme ses prédécesseurs Obama a très bien compris que s’il veut être réélu, il y a des endroits où il ne doit pas mettre les pieds !
C’est bien dommage et tous ceux qui souhaitent qu’Israël puisse vivre en paix avec ses voisins, et beaucoup d’Israéliens eux-mêmes, se désespèrent de ce jusqu’auboutisme. Comment imaginer que les Palestiniens puissent un jour faire la paix en acceptant de renoncer à leurs territoires, eux qui s’estiment avoir été une première fois spoliés par la création de l’Etat d’Israël ?
La paix dans cette région ne peut pas se faire sans douleurs. La force est du coté d’Israël, et le droit du côté des Palestiniens (le droit divin n’étant pas encore à ce jour reconnu juridiquement). Par conséquent aucun compromis n’est possible sans grands sacrifices des deux cotés.
Les Américains ont le pouvoir d’imposer une solution à ce problème qui déstabilise toute la région et dont souffre le monde entier. Ils ne le souhaitent pas. Il faut se faire une raison, leur politique de statut quo devient maintenant une routine. Tout nouveau Président, Démocrate ou Républicain, trouve le problème Israélo Palestinien sur son bureau en arrivant. Il sait qu’il doit supporter les Israéliens. Il fait quelques déclarations prônant la paix et organise deux ou trois conférences à Washington (de préférence avant les élections) où il réunit les protagonistes. Ces conférences toujours stériles occupent les médias jusqu’au jour où le temps est venu pour lui de refiler le bébé à son successeur.
Ainsi va l'Amérique!
lundi 21 février 2011
Toute vérité est bonne à dire
Eric Zemmour a été condamné, pour propos encourageant la haine raciale, le politiquement correct a encore frappé !
Evidemment personne ne se prononce sur la véracité de ses propos, parce qu’elle est réelle. Comme nous l’avons déjà écrit, elle ne peut pas être étayée par des statistiques qui n’existent pas, mais les personnels de police et de justice qui vivent la délinquance au jour le jour en sont tous convaincus, tout comme les victimes d’ailleurs.
Continuons de fermer les yeux et de nous cacher derrière nos p’tites lois et comme ça nous sommes sûrs que nous ne règlerons jamais ce problème, que nous n’aiderons jamais les communautés impliquées à prendre conscience de cette situation et a trouver en elles-mêmes les moyens de réagir et d’éduquer correctement leurs enfants.
"On ne résout pas les problèmes en refusant d'en parler" (Nicolas Sarkozy)
Est-il encore possible dans ce pays d’émettre des opinions critiques ? Allons nous être un jour condamnés pour incitation à la haine des gendarmes, des bouchers, des juges ou des blondes ?
Il faut bien sûr faire en sorte que les communautés puissent vivre ensemble de manière harmonieuse dans notre pays c’est le sens de la loi. Mais prétendons nous atteindre cet objectif en laissant cette situation anormale de délinquance se pérenniser ? On peut d’ailleurs se demander jusqu'à quel point le verdict contre Zemmour n’est pas de nature à rassurer, voire même encourager les délinquants concernés.
Evidemment personne ne se prononce sur la véracité de ses propos, parce qu’elle est réelle. Comme nous l’avons déjà écrit, elle ne peut pas être étayée par des statistiques qui n’existent pas, mais les personnels de police et de justice qui vivent la délinquance au jour le jour en sont tous convaincus, tout comme les victimes d’ailleurs.
Continuons de fermer les yeux et de nous cacher derrière nos p’tites lois et comme ça nous sommes sûrs que nous ne règlerons jamais ce problème, que nous n’aiderons jamais les communautés impliquées à prendre conscience de cette situation et a trouver en elles-mêmes les moyens de réagir et d’éduquer correctement leurs enfants.
"On ne résout pas les problèmes en refusant d'en parler" (Nicolas Sarkozy)
Est-il encore possible dans ce pays d’émettre des opinions critiques ? Allons nous être un jour condamnés pour incitation à la haine des gendarmes, des bouchers, des juges ou des blondes ?
Il faut bien sûr faire en sorte que les communautés puissent vivre ensemble de manière harmonieuse dans notre pays c’est le sens de la loi. Mais prétendons nous atteindre cet objectif en laissant cette situation anormale de délinquance se pérenniser ? On peut d’ailleurs se demander jusqu'à quel point le verdict contre Zemmour n’est pas de nature à rassurer, voire même encourager les délinquants concernés.
dimanche 20 février 2011
Révolutions arabes
Il faut saluer le courage des peuples Tunisiens et Egyptiens qui ont su pacifiquement se débarrasser d’un pouvoir tyrannique et corrompu. Ils font maintenant école dans d’autres pays musulmans ou la contestation se développe.
Les pays occidentaux applaudissent cette contagion, tous fiers qu’ils sont de voir leur prosélytisme démocratique marquer des points. Ils ont tort et devraient bien réfléchir aux conséquences de ces déstabilisations qui risquent de leur coûter cher.
D’abord, personne ne peut dire de quoi ces révolutions vont accoucher. Le risque habituel est grand de voir une révolution menée par la rue, récupérée par la classe moyenne qui installe ensuite un pouvoir fort pour mettre fin à l’anarchie qui s’est développée partout dans le pays.
Si elle se généralise, la déstabilisation de l’économie des pays arabes aura des conséquences graves sur l’économie mondiale qui a toujours du mal à digérer les ruptures ou les discontinuités, sans parler des conséquences possibles à terme sur les prix du pétrole.
Nos pays devront d’autre part être mis à contribution pour aider financièrement les nouveaux régimes, quels qu’ils soient, à redresser l’économie de leur pays.
Enfin, ces pays ou l’emploi va fatalement se dégrader, vont exercer sur nous une pression migratoire accrue, ce dont nous n’avons pas besoin actuellement. C’est déjà le cas pour la Tunisie.
Les pays occidentaux applaudissent cette contagion, tous fiers qu’ils sont de voir leur prosélytisme démocratique marquer des points. Ils ont tort et devraient bien réfléchir aux conséquences de ces déstabilisations qui risquent de leur coûter cher.
D’abord, personne ne peut dire de quoi ces révolutions vont accoucher. Le risque habituel est grand de voir une révolution menée par la rue, récupérée par la classe moyenne qui installe ensuite un pouvoir fort pour mettre fin à l’anarchie qui s’est développée partout dans le pays.
Si elle se généralise, la déstabilisation de l’économie des pays arabes aura des conséquences graves sur l’économie mondiale qui a toujours du mal à digérer les ruptures ou les discontinuités, sans parler des conséquences possibles à terme sur les prix du pétrole.
Nos pays devront d’autre part être mis à contribution pour aider financièrement les nouveaux régimes, quels qu’ils soient, à redresser l’économie de leur pays.
Enfin, ces pays ou l’emploi va fatalement se dégrader, vont exercer sur nous une pression migratoire accrue, ce dont nous n’avons pas besoin actuellement. C’est déjà le cas pour la Tunisie.
vendredi 18 février 2011
Paradoxe politique
Les sondages d’opinion montrent régulièrement que Dominique Strauss-Kahn caracole nettement en tête des intentions de vote pour la prochaine élection présidentielle.
Ainsi donc, après avoir, pendant des décennies, mis au pouvoir des hommes politiques de droite qui ont tous mené des politiques de gauche (comparées aux grands pays voisins) les Français s’apprêteraient maintenant à élire comme Président un homme de gauche dont tout le monde dit qu’il mènerait une politique de Droite!
Le peuple Français est décidément très curieux.
Ainsi donc, après avoir, pendant des décennies, mis au pouvoir des hommes politiques de droite qui ont tous mené des politiques de gauche (comparées aux grands pays voisins) les Français s’apprêteraient maintenant à élire comme Président un homme de gauche dont tout le monde dit qu’il mènerait une politique de Droite!
Le peuple Français est décidément très curieux.
jeudi 10 février 2011
Zidane et le Qatar
Il est de bon ton aujourd’hui de critiquer Zinedine Zidane pour avoir, avec succès, soutenu la candidature du Qatar pour l’organisation de la Coupe du Monde 2022, en gagnant beaucoup d’argent.
Que lui reproches-t-on exactement ? Le Qatar est un pays honorable avec qui la France a établi des liens cordiaux et qui nous a même parfois aidé discrètement dans certaines circonstances. C’est un pays arabe pour lequel on peut comprendre que Zidane, lui même arabe, puisse avoir de la sympathie de même que pour les pays voisins du Moyen Orient qui seront ravis d’avoir ces matchs de foot à coté de chez eux. Zidane n’a d’autre part nui à aucun de nos intérêts nationaux.
Ce qu’on lui reproche en fait c’est de gagner beaucoup d’argent alors qu’il ne marque plus de buts dans l’équipe de France. Il est tout a fait normal qu’il monnaye sa notoriété pour gagner sa vie comme le font d’ailleurs parfaitement ceux qui sont les premiers à le critiquer : les Ruquier, Alévêque, Bénichou ou autre Noah, qui font exactement la même chose en courant les plateaux de radio et de télévision, les théâtres ou les magazines pour faire de l'argent.
Oui mais voilà, ces personnages gagnent beaucoup moins, et avec le nombre de neurones qu’ils prétendent avoir en plus , c’est intolérable !
Allons messieurs, mettez vos idées moralisatrices de gauche de côté, amusez nous, mais laissez les gens comme Zidane en paix et cessez de parler de vous en parlant d'eux.
Que lui reproches-t-on exactement ? Le Qatar est un pays honorable avec qui la France a établi des liens cordiaux et qui nous a même parfois aidé discrètement dans certaines circonstances. C’est un pays arabe pour lequel on peut comprendre que Zidane, lui même arabe, puisse avoir de la sympathie de même que pour les pays voisins du Moyen Orient qui seront ravis d’avoir ces matchs de foot à coté de chez eux. Zidane n’a d’autre part nui à aucun de nos intérêts nationaux.
Ce qu’on lui reproche en fait c’est de gagner beaucoup d’argent alors qu’il ne marque plus de buts dans l’équipe de France. Il est tout a fait normal qu’il monnaye sa notoriété pour gagner sa vie comme le font d’ailleurs parfaitement ceux qui sont les premiers à le critiquer : les Ruquier, Alévêque, Bénichou ou autre Noah, qui font exactement la même chose en courant les plateaux de radio et de télévision, les théâtres ou les magazines pour faire de l'argent.
Oui mais voilà, ces personnages gagnent beaucoup moins, et avec le nombre de neurones qu’ils prétendent avoir en plus , c’est intolérable !
Allons messieurs, mettez vos idées moralisatrices de gauche de côté, amusez nous, mais laissez les gens comme Zidane en paix et cessez de parler de vous en parlant d'eux.
vendredi 4 février 2011
Réforme fiscale
Depuis toujours les hommes politiques nous parlent avec détermination de notre système fiscal : il faut le réformer, tout remettre à plat, faire un système plus simple, plus compréhensif pour les contribuables, plus juste pour tous les Français, un système qui allège les charges sur le travail......blah, blah, blah....
Mais rien ne change, ils ne font que des replâtrages de circonstance!
Cette obsession est revenue en France cette année et gageons que rien ne se passera avant la prochaine élection Présidentielle. D’abord parce qu’il faut beaucoup de temps si l’on veut réformer l’ensemble de la fiscalité, ensuite parce qu’il est difficile d’établir un consensus sur une telle réforme qui n’aura l’adhésion que des Français qui auront moins de charges avec le nouveau système, et enfin parce qu’il faut beaucoup de courage, ou être fou, pour faire une telle réforme avant une élection importante.
On peut aussi se demander pourquoi il faudrait s’attaquer à la fiscalité hexagonale sans tenter de promouvoir une harmonisation au niveau Européen, dès lors que l'on évoque sans arrêt les différences pénalisantes avec les divers systèmes de nos voisins.
La priorité du gouvernement est aujourd’hui moins de réformer que de trouver de nouvelles recettes pour réduire l’endettement inquiétant de notre pays. Si ces recettes ne proviennent que de l’augmentation de la fiscalité quelle que soit la réforme, elles plomberont forcément la croissance et auront pour conséquences d’augmenter encore notre endettement.
Parmi les moyens possibles il y a la TVA sociale, très souvent évoquée, qui consiste à réduire les charges des entreprises en compensant les recettes ainsi perdues au niveau de l’Etat par une augmentation de la TVA. Cette méthode qui rendrait plus compétitives nos entreprises, n’augmenterait pas les prix des produits "made in France" si des mécanismes de contrôle et d'incitation efficaces étaient mis en place. Elle faciliterait grandement nos exportations et réduirait nos importations en augmentant le prix des produits importés. La croissance ainsi créée générerait des recettes nouvelles et aussi des économies pour l’Etat.
C’est évident et tous les experts prônent cette solution, mais gare à aux hommes politiques qui en parlent dans la majorité actuelle. Jean Louis Borloo a fait perdre leur mandat à certains députés il y a trois ans et s’est vu lui même privé d’un grand Ministère pour l’avoir proposée. Jean François Copé vient de se faire taper sur les doigts pour avoir ressorti cette idée.
Le pays qui au monde affecte sans doute le plus de charges sociales sur le travail, devrait quand même agir en ce sens, ce qui ne l'empêcherait d'ailleurs pas de vraiment s'attaquer, une bonne fois pout toutes, à la réduction du montant même de ces charges.
La Droite va-t-elle laisser à la Gauche le soin d’appliquer cette intelligente réforme ?
Mais rien ne change, ils ne font que des replâtrages de circonstance!
Cette obsession est revenue en France cette année et gageons que rien ne se passera avant la prochaine élection Présidentielle. D’abord parce qu’il faut beaucoup de temps si l’on veut réformer l’ensemble de la fiscalité, ensuite parce qu’il est difficile d’établir un consensus sur une telle réforme qui n’aura l’adhésion que des Français qui auront moins de charges avec le nouveau système, et enfin parce qu’il faut beaucoup de courage, ou être fou, pour faire une telle réforme avant une élection importante.
On peut aussi se demander pourquoi il faudrait s’attaquer à la fiscalité hexagonale sans tenter de promouvoir une harmonisation au niveau Européen, dès lors que l'on évoque sans arrêt les différences pénalisantes avec les divers systèmes de nos voisins.
La priorité du gouvernement est aujourd’hui moins de réformer que de trouver de nouvelles recettes pour réduire l’endettement inquiétant de notre pays. Si ces recettes ne proviennent que de l’augmentation de la fiscalité quelle que soit la réforme, elles plomberont forcément la croissance et auront pour conséquences d’augmenter encore notre endettement.
Parmi les moyens possibles il y a la TVA sociale, très souvent évoquée, qui consiste à réduire les charges des entreprises en compensant les recettes ainsi perdues au niveau de l’Etat par une augmentation de la TVA. Cette méthode qui rendrait plus compétitives nos entreprises, n’augmenterait pas les prix des produits "made in France" si des mécanismes de contrôle et d'incitation efficaces étaient mis en place. Elle faciliterait grandement nos exportations et réduirait nos importations en augmentant le prix des produits importés. La croissance ainsi créée générerait des recettes nouvelles et aussi des économies pour l’Etat.
C’est évident et tous les experts prônent cette solution, mais gare à aux hommes politiques qui en parlent dans la majorité actuelle. Jean Louis Borloo a fait perdre leur mandat à certains députés il y a trois ans et s’est vu lui même privé d’un grand Ministère pour l’avoir proposée. Jean François Copé vient de se faire taper sur les doigts pour avoir ressorti cette idée.
Le pays qui au monde affecte sans doute le plus de charges sociales sur le travail, devrait quand même agir en ce sens, ce qui ne l'empêcherait d'ailleurs pas de vraiment s'attaquer, une bonne fois pout toutes, à la réduction du montant même de ces charges.
La Droite va-t-elle laisser à la Gauche le soin d’appliquer cette intelligente réforme ?
vendredi 21 janvier 2011
Ben Laden vit-il encore?
La maladroite intervention Américaine dans les montagnes d’Afghanistan a permis autrefois à Ben Laden de s’échapper vers une destination inconnue. Cette maladresse avait d’ailleurs été annoncée quelque temps avant par Colin Powel Chef d’Etat Major des Armées Américaines quand il avait déclaré à son Président bien après la première guerre du Golfe : « We do deserts, not mountains ! ». Et depuis personne n’a dit avoir revu le patron d’Al Qaida que l’on savait d’autre part très malade.
Bien sûr au départ les hommes politiques avaient besoin de son existence pour justifier des interventions (Irak par exemple) ou des lois liberticides destinées avant tout à faire peur. Ils se précipitaient pour valider chacune des déclarations portant son nom. Ils faisaient alors le jeu des terroristes qui avaient eux encore davantage besoin de cette confirmation. Aujourd’hui quelques experts se hasardent encore à authentifier les messages envoyés par Al Qaida, mais sans convaincre les millions de Saint Thomas qui n’y croient plus guère.
Eh bien ces derniers se trompent ! Les Occidentaux ont fait de Ben Laden un mythe, une sorte de Messie qui porte la bonne (ou plutôt la mauvaise !) parole et qui a été entendu dans le monde entier. Ben Laden est peut-être mort, mais son message est bien vivant et a fait bien des émules sur la planète.
Ces émules de Ben Laden, qui sont autant de menaces terroristes aujourd’hui, n’ont pas eu besoin d’une organisation Al Qaida, l’inspiration du maître leur a suffit. Ils ont trouvé leurs moyens et défini eux-mêmes leurs cibles sans probablement se soucier d’un quidam rédacteur de messages, caché au Pakistan, et qui jette l’anathème sur tel ou tel pays.
Si l’on partage cette analyse, alors il faut se poser la question de notre présence en Afghanistan. Pourquoi sommes nous là-bas ? Est-ce pour y instaurer la démocratie ? Personne n’y croit et c’est un échec total, le pays à vocation tribale n’étant absolument pas prêt pour cela.
Est-ce pour libérer les Afghans et améliorer leurs conditions de vie? Nous ne sommes pas parvenus à convaincre ceux-ci et rien n’a changé pour eux, en particulier en ce qui concerne la condition des femmes.
La vraie raison de notre intervention était de supprimer les bases d’Al Qaida et nous sommes restés pour empêcher qu’elles ne se reconstituent ! Mais Al Qaida a-t-il encore besoin de l’Afghanistan après avoir fait des adeptes dans de nombreux autres pays ? Certainement pas !
Alors épargnons des vies humaines, essayons de quitter ce pays le plus tôt possible en y laissant une situation apaisée et gérée, comme ils l’entendent, par les Afghans eux-mêmes, et en essayant de ne pas trop perdre la face.
Ben Laden n’est pas mort, il est pour l’instant immortel et il faudra vivre avec !
Bien sûr au départ les hommes politiques avaient besoin de son existence pour justifier des interventions (Irak par exemple) ou des lois liberticides destinées avant tout à faire peur. Ils se précipitaient pour valider chacune des déclarations portant son nom. Ils faisaient alors le jeu des terroristes qui avaient eux encore davantage besoin de cette confirmation. Aujourd’hui quelques experts se hasardent encore à authentifier les messages envoyés par Al Qaida, mais sans convaincre les millions de Saint Thomas qui n’y croient plus guère.
Eh bien ces derniers se trompent ! Les Occidentaux ont fait de Ben Laden un mythe, une sorte de Messie qui porte la bonne (ou plutôt la mauvaise !) parole et qui a été entendu dans le monde entier. Ben Laden est peut-être mort, mais son message est bien vivant et a fait bien des émules sur la planète.
Ces émules de Ben Laden, qui sont autant de menaces terroristes aujourd’hui, n’ont pas eu besoin d’une organisation Al Qaida, l’inspiration du maître leur a suffit. Ils ont trouvé leurs moyens et défini eux-mêmes leurs cibles sans probablement se soucier d’un quidam rédacteur de messages, caché au Pakistan, et qui jette l’anathème sur tel ou tel pays.
Si l’on partage cette analyse, alors il faut se poser la question de notre présence en Afghanistan. Pourquoi sommes nous là-bas ? Est-ce pour y instaurer la démocratie ? Personne n’y croit et c’est un échec total, le pays à vocation tribale n’étant absolument pas prêt pour cela.
Est-ce pour libérer les Afghans et améliorer leurs conditions de vie? Nous ne sommes pas parvenus à convaincre ceux-ci et rien n’a changé pour eux, en particulier en ce qui concerne la condition des femmes.
La vraie raison de notre intervention était de supprimer les bases d’Al Qaida et nous sommes restés pour empêcher qu’elles ne se reconstituent ! Mais Al Qaida a-t-il encore besoin de l’Afghanistan après avoir fait des adeptes dans de nombreux autres pays ? Certainement pas !
Alors épargnons des vies humaines, essayons de quitter ce pays le plus tôt possible en y laissant une situation apaisée et gérée, comme ils l’entendent, par les Afghans eux-mêmes, et en essayant de ne pas trop perdre la face.
Ben Laden n’est pas mort, il est pour l’instant immortel et il faudra vivre avec !
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