Quand les hommes politiques des pays développés ont un jour décidé, accepté ou cautionné la mondialisation, avaient ils une vision éclairée des conséquences pour leurs économies ? On peut se poser la question car ces gens là sont en général animés par une vision à court terme.
Tout le monde comprenait facilement à l’époque, sauf eux apparemment, que l’ouverture de nos marchés à des pays qui emploient des hommes à des salaires d’un montant ridicule par rapport aux nôtres, sans les protections sociales auxquelles nous sommes très attachées, et faisant même parfois travailler des enfants, allait forcément créer un déséquilibre fâcheux pour nos économies.
Les ravages constatés depuis quelques années sont évidents : chômage, délocalisations, récession… Cette mondialisation poussée par les entreprises multinationales dont on comprend fort bien les motivations tout à fait respectables, a souvent été justifiée par les hommes politiques par des raisons tantôt altruistes (il faut aider les pays émergents à se développer) tantôt économiques (de nouveaux marchés vont s’ouvrir pour nos entreprises) est aujourd’hui la cause de beaucoup de nos problèmes.
Nous sortons d’une grave crise économique et il est surprenant de voir que les discours n’ont pas changé. On parle toujours de la tarte à la crème de la croissance, que l’on attend comme le messie, parce qu’elle va recréer des emplois !
Eh bien ! on peut en douter. La mondialisation a mis à la disposition de nos entrepreneurs une panoplie de solutions pour assurer le développement de leurs entreprises, sans pour autant recourir à l’emploi national. Ils peuvent sous-traiter à volonté à l’étranger ou mieux encore délocaliser. Dans un contexte concurrentiel difficile, pourquoi produire avec des coûts de main d’œuvre locaux très élevés et traîner un effectif boulet difficile à gérer quand leurs affaires vont moins bien ?
C’est pourquoi on va s’apercevoir rapidement que le retour de la croissance, timide aujourd’hui, mais elle peut s’améliorer, ne s’accompagnera plus des créations d’emplois escomptés.
Il serait urgent que nos économistes distingués ouvrent les yeux rapidement sur cette situation pour inciter des mesures correctives à ce phénomène de mondialisation afin de protéger nos économies et nos emplois, faute de quoi le démon du protectionnisme va faire sa réapparition au galop !
lundi 11 octobre 2010
Contradictions Socialistes
Pourquoi faut-il que l’opposition soit systématiquement contre tous les projets du gouvernement même ceux qui devraient réunir un consensus dans l’intérêt général du pays ? Voilà encore une raison de la perte de crédibilité des hommes politiques, dont tout le monde pense qu’ils font passer leurs intérêts personnels avant l’intérêt de leur pays : leur seul but est de gagner les élections suivantes, donc pas question de cautionner de près ou de loin un pouvoir politique qu’il faudra battre la prochaine fois, et même si ses projets sont bons!
Comme la Droite a pu l’être dans le passé, les socialistes en sont un bon exemple. Ils luttent actuellement contre la réforme des retraites avec un certain culot, voire une grande irresponsabilité. D’abord tout en reconnaissant publiquement depuis 20 ou 30 ans qu’une réforme était nécessaire, ils n’ont jamais esquissé le moindre projet quand ils étaient au pouvoir, laissant à la droite le soin de faire le sale boulot (réformes Balladur, puis Fillon et maintenant Sarkozy). Au contraire ils ont aggravé de manière considérable la situation du régime des retraites en baissant l’âge légal à 60 ans à une époque ou les prévisions démographiques laissaient déjà entrevoir les futures difficultés.
Quelle vision de l’avenir avaient Mitterrand et ses conseillers!
Le déséquilibre du régime des retraites apparaît évident au commun des mortels : on vit plus longtemps donc pour le régler, il faut travailler plus longtemps, ou baisser les retraites ou augmenter les cotisations. Mais cette logique mathématique n’aveugle personne au Parti Socialiste ou les dirigeants compliquent la solution en demandant que la réforme supprime en même temps toutes les inégalités dans notre pays, inégalités contre lesquelles ils n’ont eux-mêmes rien fait puisque les économistes admettent que celles-ci se sont accrues quand ils avaient la responsabilité de l’Etat.
C’est ainsi qu’ils demandent de donner des avantages aux gens qui ont un travail pénible, de traiter le problèmes des courtes carrières des femmes ayant élevé des enfants, de favoriser les gens qui ont commencé à travailler jeune…, bref autant de cas particuliers que tout le monde aimerait bien sûr voir traités, mais qui chargent la barque et accroissent encore les ressources nécessaires pour retrouver l’équilibre financier. La réforme des retraites n'a jamais eu pour but principal d'éradiquer toutes les injustices de notre société!
Malgré cela, les Socialistes ont encore le culot de critiquer cette réforme, moins ambitieuse, du gouvernement en prétendant qu’elle ne sera pas financée ! Souhaitent-ils que l’on augmente davantage l’âge du départ en retraite ? Non ! il faut faire payer les riches !!! On croit rêver devant tant de démagogie et d’irresponsabilité visant uniquement à faire descendre les gens dans la rue pour protester.
Où sont donc les solutions qu’ils proposent ? Ils n’en n’ont pas, et pas question de se mouiller avant les élections ! Pas question non plus de revenir sur cette réforme lorsque l’inévitable alternance les ramènera au pouvoir, même si certains d’entre eux déclarent le contraire aujourd’hui ! Ils seront alors bien contents d’être en paix avec cette réforme pendant quelques années et laisseront à nouveau le problème des retraites au gouvernement de droite suivant !
Le gouvernement communique malheureusement très mal pour mettre en valeur ces contradictions et il subit par conséquent une impopularité grandissante.
Nicolas, ceux qui veulent réellement sauver les retraites espèrent que tu tiendras bon !
Comme la Droite a pu l’être dans le passé, les socialistes en sont un bon exemple. Ils luttent actuellement contre la réforme des retraites avec un certain culot, voire une grande irresponsabilité. D’abord tout en reconnaissant publiquement depuis 20 ou 30 ans qu’une réforme était nécessaire, ils n’ont jamais esquissé le moindre projet quand ils étaient au pouvoir, laissant à la droite le soin de faire le sale boulot (réformes Balladur, puis Fillon et maintenant Sarkozy). Au contraire ils ont aggravé de manière considérable la situation du régime des retraites en baissant l’âge légal à 60 ans à une époque ou les prévisions démographiques laissaient déjà entrevoir les futures difficultés.
Quelle vision de l’avenir avaient Mitterrand et ses conseillers!
Le déséquilibre du régime des retraites apparaît évident au commun des mortels : on vit plus longtemps donc pour le régler, il faut travailler plus longtemps, ou baisser les retraites ou augmenter les cotisations. Mais cette logique mathématique n’aveugle personne au Parti Socialiste ou les dirigeants compliquent la solution en demandant que la réforme supprime en même temps toutes les inégalités dans notre pays, inégalités contre lesquelles ils n’ont eux-mêmes rien fait puisque les économistes admettent que celles-ci se sont accrues quand ils avaient la responsabilité de l’Etat.
C’est ainsi qu’ils demandent de donner des avantages aux gens qui ont un travail pénible, de traiter le problèmes des courtes carrières des femmes ayant élevé des enfants, de favoriser les gens qui ont commencé à travailler jeune…, bref autant de cas particuliers que tout le monde aimerait bien sûr voir traités, mais qui chargent la barque et accroissent encore les ressources nécessaires pour retrouver l’équilibre financier. La réforme des retraites n'a jamais eu pour but principal d'éradiquer toutes les injustices de notre société!
Malgré cela, les Socialistes ont encore le culot de critiquer cette réforme, moins ambitieuse, du gouvernement en prétendant qu’elle ne sera pas financée ! Souhaitent-ils que l’on augmente davantage l’âge du départ en retraite ? Non ! il faut faire payer les riches !!! On croit rêver devant tant de démagogie et d’irresponsabilité visant uniquement à faire descendre les gens dans la rue pour protester.
Où sont donc les solutions qu’ils proposent ? Ils n’en n’ont pas, et pas question de se mouiller avant les élections ! Pas question non plus de revenir sur cette réforme lorsque l’inévitable alternance les ramènera au pouvoir, même si certains d’entre eux déclarent le contraire aujourd’hui ! Ils seront alors bien contents d’être en paix avec cette réforme pendant quelques années et laisseront à nouveau le problème des retraites au gouvernement de droite suivant !
Le gouvernement communique malheureusement très mal pour mettre en valeur ces contradictions et il subit par conséquent une impopularité grandissante.
Nicolas, ceux qui veulent réellement sauver les retraites espèrent que tu tiendras bon !
samedi 9 octobre 2010
Remaniement... poil aux dents!
Le principal sujet qui intéresse les médias aujourd’hui est la composition du futur gouvernement après un remaniement annoncé, claironné, trompetté, il y a dejà plusieurs semaines par le Président.
C’est dérisoire ! D’abord parce qu’il y a beaucoup de sujets plus importants à traiter dans notre pays. Ensuite parce que lorsqu’on annonce à l’avance un évènement à grand renforts de publicité, le nombre de déçus l’emporte en définitive toujours sur les gens heureux et satisfaits!
Mais il y a plus grave. Nos médias éclairés, qui connaissent bien le monde politique, avancent des hypothèses sur les futurs élus et sur ceux qui seront virés ! Il apparaît clairement que les critères de choix du Roi, pardon, du Président ne sont que de deux natures. D’abord pour les sortants, la côte d’amour : qui a plu et qui a déplu par ses déclarations pendant l’exercice de ses fonctions.
Ensuite pour le choix des futurs élus, Premier Ministre en particulier, le critère essentiel est semble-t-il : qui est le mieux placé pour faire gagner à la majorité les élections présidentielles de 2012 ?
Vous avez compris, la compétence, le courage, les solutions innovantes que pourraient apporter les futurs ministres pour régler les problèmes de notre pays, ne sont pas au premier plan des préoccupations !
C’est dérisoire ! D’abord parce qu’il y a beaucoup de sujets plus importants à traiter dans notre pays. Ensuite parce que lorsqu’on annonce à l’avance un évènement à grand renforts de publicité, le nombre de déçus l’emporte en définitive toujours sur les gens heureux et satisfaits!
Mais il y a plus grave. Nos médias éclairés, qui connaissent bien le monde politique, avancent des hypothèses sur les futurs élus et sur ceux qui seront virés ! Il apparaît clairement que les critères de choix du Roi, pardon, du Président ne sont que de deux natures. D’abord pour les sortants, la côte d’amour : qui a plu et qui a déplu par ses déclarations pendant l’exercice de ses fonctions.
Ensuite pour le choix des futurs élus, Premier Ministre en particulier, le critère essentiel est semble-t-il : qui est le mieux placé pour faire gagner à la majorité les élections présidentielles de 2012 ?
Vous avez compris, la compétence, le courage, les solutions innovantes que pourraient apporter les futurs ministres pour régler les problèmes de notre pays, ne sont pas au premier plan des préoccupations !
Délire médiatique
Comment peut-on se laisser berner par les invectives actuelles du type Mélanchon ou Montebourg à propos des chaînes de Télévision publique et privée.
Montebourg d’abord sur TF1 que l’on ne souhaite pas forcément défendre envers et contre tous, et maintenant le sieur Mélanchon contre Pujadas quelles que soient les maladresses de celui-ci.
Ces deux énergumènes sont des beaux parleurs, et même plaisants à écouter, car leur dialectique est admirable. Mais qu’ont-ils produit eux-mêmes concrètement dans leur vie, à part des discours, qui puisse leur permettre ainsi de mettre à la vindicte populaire des institutions Françaises, que l’on peut certes critiquer, mais qui sont le quotidien de millions de spectateurs ?
S’en prendre aux chaînes de Télévision, c’est le succès assuré, car tout le monde sait que les sirènes médiatiques vont en assurer le retentissement. C’est aussi prendre les Français pour des imbéciles, eux qui apprécieraient aujourd’hui de connaître des propositions crédibles de ces deux individus politiquement engagés, pour sortir de la crise actuelle que traverse notre pays !
Mais le drame des hommes politiques est d’exister ! Ces deux là ont trouvé temporairement un moyen !
Montebourg d’abord sur TF1 que l’on ne souhaite pas forcément défendre envers et contre tous, et maintenant le sieur Mélanchon contre Pujadas quelles que soient les maladresses de celui-ci.
Ces deux énergumènes sont des beaux parleurs, et même plaisants à écouter, car leur dialectique est admirable. Mais qu’ont-ils produit eux-mêmes concrètement dans leur vie, à part des discours, qui puisse leur permettre ainsi de mettre à la vindicte populaire des institutions Françaises, que l’on peut certes critiquer, mais qui sont le quotidien de millions de spectateurs ?
S’en prendre aux chaînes de Télévision, c’est le succès assuré, car tout le monde sait que les sirènes médiatiques vont en assurer le retentissement. C’est aussi prendre les Français pour des imbéciles, eux qui apprécieraient aujourd’hui de connaître des propositions crédibles de ces deux individus politiquement engagés, pour sortir de la crise actuelle que traverse notre pays !
Mais le drame des hommes politiques est d’exister ! Ces deux là ont trouvé temporairement un moyen !
mercredi 6 octobre 2010
Le procès Jérome Kerviel
Ce qui frappe le plus dans le verdict de ce procès, outre la faramineuse (et ridicule) sanction prononcée, c’est le fait que la Société Générale en sorte totalement indemne. Comment peut-on accepter qu’aucune responsabilité ne soit retenue contre elle. Messieurs les juges, quelles que soient vos raisons et vos attendus, est-ce que vous pensez parfois à la crédibilité de la Justice quand vous prenez vos décisions ?
C’est un précédent qui peut avoir de très importantes conséquences dans l’avenir. En effet il donne l’exemple d’une exonération totale de responsabilité d’une entreprise quand elle laisse commettre des fautes par des employés qu’elle est incapable de contrôler. On accrédite ainsi l’idée que les plus hauts dirigeants d’une grande société ne sont plus responsables de ce qui se passe dans leur maison ! Il parait, c’est parait-il leur sanction, que ces dirigeants ont tous quitté la société, mais avec quel paquet d’argent ? Pourquoi ne sont-ils même pas convoqués lors du procès ? Nous avons là une preuve de plus que les grandes institutions financières, fondement de notre société capitaliste, sont intouchables !
Ce jugement va d’autre part faire réfléchir bon nombre de cadres d’entreprises sur la possibilité, maintenant avérée, que leur Société puisse se retourner contre eux, s’ils prennent un jour de mauvaises décisions qui lui font perdre de l’argent!
Mais il est vrai que dans le cas présent, la faute jugée n’a nui qu’à la Société Générale et à aucun de ses clients. Le verdict eut sans doute été très différent si cela avait été le cas, et un procès venant de ceux-ci aurait certainement permis d’établir les vrais responsabilités. C’est un premier argument qui pourrait être utilisé en appel. Messieurs les avocats il faut y penser, pourquoi ne pas encourager une procédure venant des actionnaires ou des clients lésés par cette affaire, et qui aurait le mérite de déboucher sur un vrai procès en appel ?
Jérome Kerviel prétend, à juste titre, qu’il voulait faire gagner de l’argent à sa Société et sans vouloir s’enrichir personnellement de manière frauduleuse. Dans un contexte économique plus favorable, on peut imaginer que ses énormes spéculations auraient pu être couronnées de succès. La Société Générale lui aurait-elle alors fait le même procès pour avoir soi-disant dérogé aux règles? Certainement pas, tout le monde peut en convenir! C’est un deuxième argument qui montrerait que l’on peut contrevenir aux règles en commettant des fautes à condition qu’elles n’aient pas de conséquences négatives.
On peut se demander comment le troisième argument suivant a été traité juridiquement. C’est la Société Générale qui a décidé seule, quelles qu’en soient ses raisons, de perdre beaucoup d’argent en revendant à perte les positions critiques prises par Kerviel, quand elle finit par enfin les découvrir ! C’est donc elle qui crée la perte considérable. Ceci est un argument important pour des banquiers qui ne cessent de nous répéter : « Tant qu’on n’a pas vendu, on n’a rien perdu ! »
Mais ce qui précède ne sont que des arguments de bon sens émis par un non spécialiste, qui ne défend pas Jérome Kerviel qui a commis de grosses fautes, mais qui attend le procès en appel. Laissons les avocats faire leur métier et espérons que la Justice sera pour une fois juste, et pas seulement juridique… ou même éventuellement …politique !!
C’est un précédent qui peut avoir de très importantes conséquences dans l’avenir. En effet il donne l’exemple d’une exonération totale de responsabilité d’une entreprise quand elle laisse commettre des fautes par des employés qu’elle est incapable de contrôler. On accrédite ainsi l’idée que les plus hauts dirigeants d’une grande société ne sont plus responsables de ce qui se passe dans leur maison ! Il parait, c’est parait-il leur sanction, que ces dirigeants ont tous quitté la société, mais avec quel paquet d’argent ? Pourquoi ne sont-ils même pas convoqués lors du procès ? Nous avons là une preuve de plus que les grandes institutions financières, fondement de notre société capitaliste, sont intouchables !
Ce jugement va d’autre part faire réfléchir bon nombre de cadres d’entreprises sur la possibilité, maintenant avérée, que leur Société puisse se retourner contre eux, s’ils prennent un jour de mauvaises décisions qui lui font perdre de l’argent!
Mais il est vrai que dans le cas présent, la faute jugée n’a nui qu’à la Société Générale et à aucun de ses clients. Le verdict eut sans doute été très différent si cela avait été le cas, et un procès venant de ceux-ci aurait certainement permis d’établir les vrais responsabilités. C’est un premier argument qui pourrait être utilisé en appel. Messieurs les avocats il faut y penser, pourquoi ne pas encourager une procédure venant des actionnaires ou des clients lésés par cette affaire, et qui aurait le mérite de déboucher sur un vrai procès en appel ?
Jérome Kerviel prétend, à juste titre, qu’il voulait faire gagner de l’argent à sa Société et sans vouloir s’enrichir personnellement de manière frauduleuse. Dans un contexte économique plus favorable, on peut imaginer que ses énormes spéculations auraient pu être couronnées de succès. La Société Générale lui aurait-elle alors fait le même procès pour avoir soi-disant dérogé aux règles? Certainement pas, tout le monde peut en convenir! C’est un deuxième argument qui montrerait que l’on peut contrevenir aux règles en commettant des fautes à condition qu’elles n’aient pas de conséquences négatives.
On peut se demander comment le troisième argument suivant a été traité juridiquement. C’est la Société Générale qui a décidé seule, quelles qu’en soient ses raisons, de perdre beaucoup d’argent en revendant à perte les positions critiques prises par Kerviel, quand elle finit par enfin les découvrir ! C’est donc elle qui crée la perte considérable. Ceci est un argument important pour des banquiers qui ne cessent de nous répéter : « Tant qu’on n’a pas vendu, on n’a rien perdu ! »
Mais ce qui précède ne sont que des arguments de bon sens émis par un non spécialiste, qui ne défend pas Jérome Kerviel qui a commis de grosses fautes, mais qui attend le procès en appel. Laissons les avocats faire leur métier et espérons que la Justice sera pour une fois juste, et pas seulement juridique… ou même éventuellement …politique !!
samedi 28 août 2010
Arrêtons de donner la Légion d'Honneur à n'importe qui
Quand on regarde Nicolas Sarkozy remettre cette semaine la Légion d’Honneur à titre posthume aux deux soldats Français mort au combat en Afghanistan, on ne peut que se demander ce que cela représente véritablement pour leurs familles.
En effet en pleine affaire Woerth Bettencourt, où l’on comprend que Mr de Maistre, gestionnaire de fortune, a reçu cette décoration dans des conditions dénoncées par certains qui y voient un remerciement pour avoir aidé au financement des hommes politiques ou pour avoir éventuellement embauché l’épouse d’un des leurs, cette décoration autrefois prestigieuse perd tout son sens.
Créée par Napoléon, la Légion d’Honneur d’abord destinée aux militaires, a ensuite été étendue aux civils. Très bien. Il est important de pouvoir ainsi récompenser tous ceux qui ont rendu service un jour à leur pays, civils ou militaires. Mais l’attribution de cette médaille s’est considérablement banalisée au fil du temps au point où elle est maintenant devenue un aboutissement social. Comme pour la Rolex de Séguéla, « si t’as pas ta Légion d’honneur à 50 ans, t’as raté ta vie ! »
Pour avoir cette médaille, on peut se distinguer par des actes de bravoure ou bien encore par des actions très positives pour son pays. Mais il est bien plus facile de l’obtenir quand on a beaucoup d’argent, ou un copain Ministre ou Président de la République. Son attribution se fait d’ailleurs de manière douteuse dans le secret des cabinets ministériels qui sont amenés parfois, du fait des contingentements, à se demander à qui ils vont la décerner. Heureusement il y a des gens qui postulent ou d’autres qui préparent des dossiers.
Qu’a fait Mr de Maistre pour mériter la Légion d’Honneur ? Sans doute ni plus ni moins que des foules d’autres détenteurs de cette médaille. Pour re-crédibiliser ces décorations remises par centaines chaque année, pourquoi ne pas les accompagner d’une citation, rendue publique, vantant les mérites du récipiendaire et indiquant les actes qui justifient cette attribution ? Cette procédure pourrait aussi être accompagnée d’une possibilité de contestation qui rendrait l’enquête sur les intéressés plus complète ! Cela amènerait en tous cas plus de discernement dans les choix des hommes politiques.
Mais ne rêvons pas ! Même si l’on réprouve la guerre en Afghanistan, il faut saluer le sacrifice de ces deux jeunes Français qui on sacrifié leur vie pour nous et qui eux, malheureusement, méritent cette décoration plus que tout autre.
En effet en pleine affaire Woerth Bettencourt, où l’on comprend que Mr de Maistre, gestionnaire de fortune, a reçu cette décoration dans des conditions dénoncées par certains qui y voient un remerciement pour avoir aidé au financement des hommes politiques ou pour avoir éventuellement embauché l’épouse d’un des leurs, cette décoration autrefois prestigieuse perd tout son sens.
Créée par Napoléon, la Légion d’Honneur d’abord destinée aux militaires, a ensuite été étendue aux civils. Très bien. Il est important de pouvoir ainsi récompenser tous ceux qui ont rendu service un jour à leur pays, civils ou militaires. Mais l’attribution de cette médaille s’est considérablement banalisée au fil du temps au point où elle est maintenant devenue un aboutissement social. Comme pour la Rolex de Séguéla, « si t’as pas ta Légion d’honneur à 50 ans, t’as raté ta vie ! »
Pour avoir cette médaille, on peut se distinguer par des actes de bravoure ou bien encore par des actions très positives pour son pays. Mais il est bien plus facile de l’obtenir quand on a beaucoup d’argent, ou un copain Ministre ou Président de la République. Son attribution se fait d’ailleurs de manière douteuse dans le secret des cabinets ministériels qui sont amenés parfois, du fait des contingentements, à se demander à qui ils vont la décerner. Heureusement il y a des gens qui postulent ou d’autres qui préparent des dossiers.
Qu’a fait Mr de Maistre pour mériter la Légion d’Honneur ? Sans doute ni plus ni moins que des foules d’autres détenteurs de cette médaille. Pour re-crédibiliser ces décorations remises par centaines chaque année, pourquoi ne pas les accompagner d’une citation, rendue publique, vantant les mérites du récipiendaire et indiquant les actes qui justifient cette attribution ? Cette procédure pourrait aussi être accompagnée d’une possibilité de contestation qui rendrait l’enquête sur les intéressés plus complète ! Cela amènerait en tous cas plus de discernement dans les choix des hommes politiques.
Mais ne rêvons pas ! Même si l’on réprouve la guerre en Afghanistan, il faut saluer le sacrifice de ces deux jeunes Français qui on sacrifié leur vie pour nous et qui eux, malheureusement, méritent cette décoration plus que tout autre.
jeudi 26 août 2010
Donnons du temps à Laurent Blanc
Une fois de plus selon leur habitude, après avoir mis Laurent Blanc sur un piédestal, les médias s’apprêtent à surveiller de près ses résultats et à le juger rapidement sans lui faire de cadeaux, et quitte ultérieurement à le descendre en flammes. Ce n’est pas sérieux et peu de gens voudraient être à sa place.
La mission du nouvel entraîneur est de reconstruire une équipe de France après le désastre Sud Africain de l’été. Cela prendra du temps pour recréer un état d’esprit, un collectif, un système de jeux, avec des joueurs de talent qui forcément devront être recrutés parmi les jeunes. Dans ces conditions, viser la qualification de l’Euro 2012 ne constitue pas un objectif sérieux face à des équipes qu’il ne faut pas sous-estimer.
On ne peut d’autre part attendre des résultats immédiats et en même temps exclure certains joueurs par sanctions décidées par la FFF. Laurent Blanc a indiqué qu’il lui fallait recréer un état d’esprit pour que les joueurs soient a nouveau fiers de porter le maillot de l’équipe de France. Les révoltés de Knysna ont montré que ce n’était pas leur cas. Il aurait fallu par conséquent les exclure tous définitivement de la sélection nationale et repartir avec de nouveaux joueurs pour rebâtir une équipe dans l’objectif de la Coupe du Monde 2014 au Brésil.
Après tout, nos joueurs avaient dit être solidaires dans la grève honteuse qu’ils ont faite, aucun n’a prétendu le contraire. Pourquoi alors sélectionner des coupables, d’abord pour les sanctions et ensuite pour nos sélections futures.
Quand il a accepté le poste d’entraîneur de l’équipe de France, Laurent Blanc
ignorait qu’il allait devoir reconstruire une équipe à partir de zéro, sans noyau de base, et qu’on allait d'autre part le priver de certains joueurs. Il mérite beaucoup mieux que les critiques qui vont fatalement le frapper d’ici 2012, alors donnons lui du temps !
La mission du nouvel entraîneur est de reconstruire une équipe de France après le désastre Sud Africain de l’été. Cela prendra du temps pour recréer un état d’esprit, un collectif, un système de jeux, avec des joueurs de talent qui forcément devront être recrutés parmi les jeunes. Dans ces conditions, viser la qualification de l’Euro 2012 ne constitue pas un objectif sérieux face à des équipes qu’il ne faut pas sous-estimer.
On ne peut d’autre part attendre des résultats immédiats et en même temps exclure certains joueurs par sanctions décidées par la FFF. Laurent Blanc a indiqué qu’il lui fallait recréer un état d’esprit pour que les joueurs soient a nouveau fiers de porter le maillot de l’équipe de France. Les révoltés de Knysna ont montré que ce n’était pas leur cas. Il aurait fallu par conséquent les exclure tous définitivement de la sélection nationale et repartir avec de nouveaux joueurs pour rebâtir une équipe dans l’objectif de la Coupe du Monde 2014 au Brésil.
Après tout, nos joueurs avaient dit être solidaires dans la grève honteuse qu’ils ont faite, aucun n’a prétendu le contraire. Pourquoi alors sélectionner des coupables, d’abord pour les sanctions et ensuite pour nos sélections futures.
Quand il a accepté le poste d’entraîneur de l’équipe de France, Laurent Blanc
ignorait qu’il allait devoir reconstruire une équipe à partir de zéro, sans noyau de base, et qu’on allait d'autre part le priver de certains joueurs. Il mérite beaucoup mieux que les critiques qui vont fatalement le frapper d’ici 2012, alors donnons lui du temps !
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