dimanche 9 décembre 2018

Gilets Jaunes : et maintenant ?



Tout le monde attend les déclarations d’Emmanuel Macron et les mesures qu’il va prendre pour donner une satisfaction, même partielle, aux manifestants de ces dern!ères semaines.

La lenteur de réaction du pouvoir a naturellement fait monter les enchères et l’augmentation des taxes sur les carburants qui a déclenché cet original mouvement de protestation,  n’est plus du tout le seul sujet exprimé de mécontentement, le problème essentiel étant maintenant le pouvoir d’achat des gens à revenus modestes !

Notre Président a-t-il pris la mesure de cet enjeu ? A-t-il enfin trouvé des propositions d’augmentation de pouvoir d’achat qui ne remettent pas en cause sa politique de redressement de notre économie ? Va-t-il revenir sur son mécano fiscal, qui a excédé les Français, et supprimer les hausses et baisses de taxes qui fâchent ? A-t-il imaginé une nouvelle politique économique qui ne nous éloigne pas des règles de bonne gestion budgétaire ? Ce sont les questions que tout le monde se pose aujourd’hui.

A-t-il compris que cette protestation nationale n’est ni politique (même si certains extrémistes essaient de la récupérer), ni syndicale et surtout ni parisienne? Le mouvement est parti de nos provinces. Il y avait très peu de Parisiens dans les manifs sur les Champs Elysées. La police doit son succès ce week end pour l’avoir bien compris et avoir intercepté en amont dans les gares parisiennes et sur les routes menant à Paris, les individus qui s’apprêtaient à commettre des actes violents dans la capitale.

Les Parisiens en effets, qui utilisent peu leur voiture pour leurs déplacements, étaient fatalement moins sensibles aux hausses des taxes sur les carburants, contrairement aux provinciaux qui doivent utiliser leur véhicule tous les jours et qui voient d’autre part disparaître de chez eux beaucoup de services de proximité (hôpitaux, postes etc..) sous le prétexte incompris et discutable que ceux-ci ne sont pas rentables.

Les provinciaux voient d’autre part beaucoup d’investissements dans la capitale en matière de transports publics (trams, métros du Grand Paris...) qui vont encore augmenter la centralisation aux dépens du reste du pays. Il est sans doute temps de mettre un coup d’arrêt à cette politique centralisatrice strictement dirigée par des intérêts financiers ! Ceci est d’autant plus important que le mouvement qui supporte le pouvoir a très peu d’implantation dans les régions, départements ou communes pour écouter et faire remonter les doléances de leurs habitants!

Macron va-t-il le comprendre et sera-t-il à la hauteur de ces enjeux très difficiles, nous allons le savoir bientôt ! Même s’il pense, à raison sans doute, que les Français sont un peuple difficile à gérer, qu’il n’oublie pas que c’est dans les circonstances exceptionnelles que se révèlent les grands chefs d’Etat !


jeudi 6 décembre 2018

Le silence assourdissant de Macron



Pendant combien de temps va-t-il encore se taire et pourquoi ?
Trois hypothèses sont possibles.

D’abord son discours de la semaine dernière a été catastrophique et il s’en est rendu compte. En effet en se contentant d’émettre des principes, des convictions  ou des généralités il a compris qu’il n’avait en aucune façon  répondu aux demandes pressantes de la rue et il a réalisé que ce discours, qu’il voulait apaisant, avait eu au contraire pour conséquence une augmentation de la haine naissante envers lui. Les manifestants ont en effet tout de suite conclu qu’il ne les écoutait pas et les traitait avec un grand mépris. C’est une bonne raison de réfléchir avant de parler de nouveau

Il peut aussi se taire pour gagner du temps et laisser pourrir la situation, attendre que les manifestations se discréditent et que l’opinion publique, en majorité favorable aujourd’hui aux «Gilets Jaunes», par crainte des violences et à l'approche des fêtes de Noël se retourne en sa faveur. A l’image de ce qu’avait fait De Gaulle il y a cinquante ans, il reprendrait alors la parole, le moment venu,  pour siffler la fin de la récréé. Mais il n’a sans doute pas la carrure de son illustre prédécesseur et n’a pas encore imaginé son Baden Baden ! 

Enfin il peut aussi vouloir compromettre son Premier Ministre en le mettant en première ligne, pour pouvoir ensuite s’en débarrasser et convaincre l’opinion qu’il va reprendre les choses en mains et appliquer une nouvelle politique. Son récent désaveu d' Edouard Philippe, sur le moratoire des taxes que celui-ci venait de présenter au Sénat, peut en être un signe. Ceci serait parfaitement injuste puisque Philippe a été parfaitement loyal envers lui en appliquant strictement son programme et ses directives, mais c'est malheureusement tout à fait dans les moeurs de la Vème République !

Calcul ou désarroi, qu’est-ce qui anime l’hôte de l’Elysée ? Les manifestants dans la rue, les policiers qui font un travail courageux, responsable et prennent des coups, les commerçants dont on saccage et pille les magasins, les automobilistes bloqués sur les routes, les Français en général, sont en droit de demander des réponses et des comptes au Président à qui ils ont confié la responsabilité de leur pays !


Faudra-t-il attendre des morts dans les manifestations, les émeutes, de ce week-end pour que vous vous exprimiez Monsieur le Président ? Mais alors il sera très tard ou très difficile pour que la France revienne à une situation normale !

mercredi 5 décembre 2018

Comment sortir de la crise ?


 L’origine de la manifestation des « gilets jaunes » est l’augmentation des taxes sur les carburants. Faute de réaction rapide du gouvernement, cette crise a dégénéré au point ou il est aujourd’hui très difficile de calmer des manifestants qui ont additionné les revendications impossible à satisfaire.

Même les énarques, standard Macron (il paraît qu’ils sont très intelligents !) ne trouvent pas de solution. Le pouvoir a d’autre part un comportement trouble entre le laissez faire des casseurs pour discréditer les manifestants et la volonté d’attendre le pourrissement
des manifestants et la lassitude de la population, pour régler le conflit !

Tout a commencé par le mécano fiscal de Macron qui a exaspéré bon nombre de Français : la diminution des APL, l’augmentation de la CSG pour les retraités, la suppression d’une partie de l’Impôt sur la Fortune, les mesures en faveur des entreprises, qui lui ont donné cette image haïssable de Président des riches.

Comme à son habitude, le pouvoir n’a pas daigné expliquer aux Français,  qui ne comprennent en général rien aux mécanismes de l’économie, le bien fondé de ces mesures pour redresser notre pays. Le vrai mépris que dénoncent les gilets jaunes est là ! Et puis malgré le ras le bol déjà fortement exprimé sous le quinquennat précédent, nos responsables politiques ont créé de nouvelles taxes contrairement aux promesses faites, taxes qui sont devenues insupportables pour les classes moyennes et modestes.

Pour sortir de la crise, il faut renoncer à ces mesures fiscales, annuler les augmentations et les diminutions. Supprimer les taxes récentes sur les carburants ne suffira pas. Il faut rétablir l’impôt sur la fortune, qui pour l’instant n’a apparemment pas d’effet et auquel nos compatriotes tiennent par principe, mais aussi revenir sur les baisses de cotisations salariales et de la taxe d’habitation dont les Français de toutes façons ne se sont pas aperçus, et ceci afin de rétablir nos équilibres budgétaires.  Une augmentation significative du SMIC s’avère aussi maintenant impérative !

Ce retour à la case départ fiscale doit s’accompagner d’une véritable politique de réduction des dépenses de l’Etat, qui était un objectif de Macron,  mais qu’il n’a absolument pas eu le courage de commencer. C’est la vraie réforme que beaucoup de ses opposants d’aujourd’hui attendaient de lui !

Le quinquennat de Macron est malheureusement maintenant très compromis, car il a mis les gens dans la rue à deux reprises pour des réformes inefficaces ou ayant peu d’intérêt, et on ne voit pas comment il va réduire les dépenses de l’Etat qui immanquablement vont lui attirer une très forte opposition dans notre pays! On ne voit pas non plus comment il peut aujourd'hui poursuivre son projet de réforme des retraites et augmenter encore le nombre de Français mécontents!


dimanche 2 décembre 2018

Les contradictions de la fiscalité incitative



La fiscalité à été de tous temps, entre autres, un moyen d’amener les contribuables soit a modifier leurs décisions, changer leur comportement ou soit à orienter leur épargne, selon des objectifs établis par les gouvernements. La taxation des importations, par exemple, lorsqu’elle est possible, est utilisée pour amener les gens à acheter les produits nationaux au détriment des produits étrangers.

Mais pour que cette fiscalité soit efficace et bien comprise, il faut qu’elle soit expliquée, cohérente, logique, sincère et possède un caractère permanent, ce qui n’est malheureusement pas souvent le cas.

Les automobilistes que l’on a encouragés à acheter une voiture Diesel par une fiscalité avantageuse, ne comprennent pas aujourd’hui que l’on augmente notablement les taxes sur ce carburant pour faire disparaitre ce type de véhicule dont un grand nombre d'entre eux se sont équipés!

Les Français que le gouvernement à encouragés a changer leur chaudière pour la remplacer par un modèle plus performant amenant des économies d’énergie, et en leur allouant une subvention allant jusqu’à deux mille euros, ne comprennent pas que leur Premier Ministre leur déclare aujourd’hui que l’objectif du gouvernement est maintenant de faire supprimer les chaussières à fuel dans un délai de dix ans !

L’augmentation des PV de stationnement à Paris, qui a soi-disant pour but de réduire la circulation et le stationnement dans la ville, passe à coté de la solution qui est d’y développer des nouveaux transports publics ainsi que des parkings à sa périphérie !

Même les plus écolos de nos compatriotes qui voient les taxes augmenter sur l’essence, ne comprennent pas comment réduire leur consommation alors qu’ils n’ont ni d’autres moyens de transport, ni l’argent pour changer de véhicule. Ils ne comprennent pas davantage pourquoi le pouvoir leur ment en prétendant que l’argent des taxes va financer la transition écologique ! La fiscalité écologique, dite punitive par certains, a d’autre part par elle même un effet pervers puisqu’elle discrédite la cause environnementale à laquelle a priori tous les Français sont susceptibles d’adhérer !

Quant à la fiscalité destinée à orienter l’épargne des Français vers des investissements nécessaires ou des causes retenues par l’Etat, en réduisant ou supprimant certaines taxes, elle fonctionne assez bien, sauf qu’elle créée de nouvelles niches fiscales qui sont finalement constamment critiquées ! Ironie du sort, c'est la première fois que la population proteste contre la suppression d'une niche fiscale, car le carburant diesel en était une! Mais beaucoup de gens en profitaient!


Depuis maintenant des années, nos gouvernants abusent en permanence de l’arme fiscale en modifiant et en augmentant constamment nos impôts, il serait bon qu’ils fassent enfin une pause. Qu’ils fassent soit des économies en réduisant les dépenses de l’Etat (notre record du monde) ou soit en créant de l’activité et de la croissance qui augmenteraient ses recettes. Les Français, particuliers ou entreprises, ont vraiment besoin maintenant d’une pause dans tous ces changements de leur fiscalité.

La fiscalité incitative a trouvé ses limites, puisqu'elle incite surtout maintenant les gens à descendre dans la rue!

mardi 27 novembre 2018

L’affaire Kashoggi est–elle enterrée ?



On peut le craindre puisque le Président des Etats Unis vient de complètement dédouaner de toute responsabilité dans cet odieux et sanguinolent attentat, le Prince héritier Séoudien, dit MBS, alors que la CIA venait d’annoncer avoir en mains toutes les preuves de l’implication de cette altesse.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump désavoue ainsi ses services secrets pourtant en général bien renseignés, mais il faut blanchir ce Royaume qui est un pays ami où certains disent que Trump aurait de plus des intérêts privés !

Il oublie volontiers que des sanctions exemplaires avaient été appliquées contre la Russie, accusée dès le départ et avant toute preuve, d'une tentative d’attentat d’un journaliste russe à Londres, mais le crime d’un pays ami est pardonnable, pas celui d’un pays ennemi !

Voilà une nouvelle preuve de la partialité américaine envers la Russie. Des sanctions avaient aussi été appliquées contre ce pays lorsqu’il avait annexé la Crimée, acte répréhensible malgré le référendum organisé parmi un peuple en majorité d’origine Russe et l’histoire de ce pays. Mais quand l’Etat d’Israel annexe chaque jour un morceau du territoire Palestinien, alors là on ne dit rien parce que c’est un pays ami !

Voilà où est tombée l’Amérique d’aujourd’hui. Les pays occidentaux ne valent guère mieux car ils adoptent aveuglément la politique étrangère américaine, même quand celle-ci bafoue leurs principes ou va à l’encontre de leurs intérêts.

Où est donc passé l’esprit des pères fondateurs américains, les Jefferson, Adam, Franklin... ? Ou est passé leur combat pour la liberté et la justice ? Où sont passées les valeurs qu’ils avaient léguées à leur peuple ? La responsabilité du  pays qu’ils ont construit est aujourd’hui dans les mains d’un personnage sans foi ni loi qui piétine gaillardement les principes et les traités internationaux, un matamore qui abaisse la gouvernance d’un grand pays comme les USA au niveau de la gestion de n’importe quel business!

Pour faire oublier le massacre de Kashoggi, il suffira de condamner quelques sbires pris parmi les «usuals suspects» et Trump pourra poursuivre son soutien au Royaume séoudien, qui multiplie actuellement les massacres de femmes et d’enfants chez son voisin du Yemen.

Les pays occidentaux vont-ils réagir ou sont-ils décidés à perdre leur âme ? Leurs réactions ont été en effet  très timides, sauf peut être l’Allemagne qui est la seule à s'être manifestée!

lundi 26 novembre 2018

Fiasco de fin d’année pour Macron



Comment le pouvoir en place a-t-il pu accumuler autant d’erreurs politiques avec ces nouvelles taxes sur les carburants qui ont déclenché une protestation sans précédent ?

La première a été de mettre en place, maintenant, cette taxe décidée par ses prédécesseurs, sans se rendre compte que les Français étaient déjà ultra saturés par les impôts en tous genres, et ceci après que ses ministres aient plusieurs fois répété qu’il n’y aurait plus de nouvelle taxe.

La seconde a été de justifier cette nouvelle taxe en la présentant comme un moyen d’incitation au changement de comportement écologique des Français sans comprendre que la plupart d’entre eux, les plus modestes en particulier, n’avaient pas d’alternative à leur voiture pour aller travailler, ni les moyens d’acheter un véhicule électrique qui ne répond d’ailleurs que très partiellement aux besoins de chacun, ni s'apercevoir qu'il donnait ainsi une triste image de la lutte pour l'environnement !

La troisième a été de manquer de jugement et de psychologie qui ont amené à mettre en application cette taxe au moment ou le prix du pétrole était au plus haut, aggravant ainsi les difficultés et le pouvoir d'achat des Français.

La quatrième a été de prétendre que le produit de cette taxe serait destiné à financer la transition énergétique, mensonge grossier puisque moins de 20% seront réellement affectés à cet objectif, l’essentiel étant versé dans le budget général de l’Etat pour boucher les trous créés par le pouvoir lui-même!

Enfin, et ce n'est pas très malin,  la mise en application de cette taxe en fin d’année, qui a provoqué la colère de nos compatriotes à propos de leur pouvoir d'achat, a effacé complètement l’impact de la suppression de cotisations sociales sur les feuilles de paie ainsi que celui de la réduction de la taxe d’habitation, sur lesquelles le gouvernement comptait énormément pour regagner leur confiance par cette amélioration de ce pouvoir d'achat!

Après tant d’erreurs, et ce ne sont sans doute pas les dernières, il est impossible de ne pas comprendre la réaction des « gilets jaunes » mouvement spontané qui échappe aux hommes politiques et aux syndicalistes, et qui a su s’attirer, pour l’instant, la sympathie de Français, assez maso pour endurer les nuisances créées par les manifestations. Et on peut douter de la capacité de ce gouvernement a répondre de manière sensée à cette colère de la rue! 

On ne comprend pas non plus pourquoi le gouvernement s’entête à répéter qu’il ne changera pas de cap, alors qu’il sait très bien que la rue va l’obliger à manger son chapeau et à reculer ! Les manoeuvres de diversion n’ont aucune chance d’aboutir et ces nouvelles taxes seront supprimées, ou effacées avec de l'argent public pour sauver la face, ce qui revient au même !


Emmanuel tu passes trop de temps à courir la planète et à discourir. Il est grand temps que tu te préoccupes des vrais problèmes de la France: chômage, dette, dépense publique, pouvoir d'achat!  Il ne te reste que 6 mois pour rendre compte aux Français et présenter, comme tu l'as promis au bout de deux ans, le bilan de ton action, qui jusqu’ici ne se présente pas de manière très favorable!

lundi 12 novembre 2018

Le Sapeur Camember inspire Macron !


 Le gouvernement joue depuis un an et demi avec l'argent public en utilisant la technique des vases communicants, sans que la finalité recherchée n’apparaisse très clairement. Macron avait promis de réduire les dépenses de l'Etat, il ne le fait pas puisqu’en 2019 elles continueront d’augmenter, alors il limite son action dans le domaine économique à l'augmentation de nos impôts et la modification de leur répartition!

Cela nous rappelle l’histoire du Sapeur Camember de Christophe, qui creusait des trous pour en boucher d’autres avec la terre qu’il récupérait. On taxe par exemple les retraités pour financer l’allègement les cotisations sociales des actifs. Avec le lancement de la réforme des retraites on va prendre de l’argent à certains retraités pour le donner à d’autres ! Et on flirte maintenant avec le ridicule pour l’augmentation des taxes "carbone" sur les carburants, 

Cette augmentation décidée par le gouvernement précédent suscite un grand mécontentement parmi les Français. Macron a annoncé qu’il l’assumait en la justifiant comme une incitation à amener les gens à changer de comportement en réduisant leur consommation. On ne voit pas bien le comportement alternatif des gens qui doivent aller travailler tous les jours avec leur voiture ou celui de ceux qui sont obligés de se déplacer après la décision de l’Etat, par exemple, de fermer certains services publics, hôpitaux ou autres !

Bon soit! va pour cette fiscalité incitative annoncée comme devant financer la transition énergétique! Mais on nous raconte des histoires car les recettes ainsi générées ne vont que pour moins de 20% alimenter cette noble cause. Le reste passera dans le budget général de l'Etat qui a besoin de ressources pour "boucher des trous" et compenser, par exemple, la perte de recettes venant de la réduction de la taxe d’habitation !

L’augmentation actuelle du prix des carburants provient bien sûr davantage de celle du prix du pétrole brut que des taxes, mais nos responsables politiques ne sont pas très malins d'avoir attendu  que le prix de celui-ci soit aussi élevé pour appliquer cette fiscalité incitative ! Devant les protestations et la grande manifestation populaire prévue en fin de semaine, le gouvernement inquiet, indique alors vouloir trouver une solution en encourageant, par exemple, les primes ou les subventions à certains automobilistes (donc de l'argent public !) ou en demandant aux pétroliers de baisser leurs marges !

Mais alors, si on baisse ainsi le prix des carburants, que devient l’incitation à un changement de comportement? On pourrait donc tout aussi simplement revenir sur les augmentations de taxes, mais cela réduirait les recettes dont l’Etat a impérativement besoin. Ceci confirme bien sûr que la justification donnée du financement de la transition énergétique était une galéjade !


Cette politique de gribouille, ce "sapeur-camenbérisme", exaspèrent les Français. Ce n’est pas ainsi que l’on va régler les problèmes de notre pays, car dépenser autant d’énergie dans  ces bricolages fiscaux (dont en plus le prélèvement à la source qui, lui, ne rapportera strictement rien! ) c’est renoncer à consacrer tous nos efforts à la création de richesses dont la France a le plus besoin pour améliorer sa situation économique.

Ce n'est certainement pas en se contentant de prendre de l'argent dans la poche des uns pour le mettre dans celle des autres que l'on va augmenter le pouvoir d'achat moyen de nos compatriotes!